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Covid-19 : "Il y a trop de panique, trop d'affolement", affirme Didier Raoult sur RTL

INVITÉ RTL - Le directeur de l'Institut hospitalier universitaire (IHU) Méditerranée était l'invité de RTL à l'occasion de la publication de son dernier ouvrage, “La Science est un sport de combat”. Il estime que certains de ses confrères diffusent des messages trop alarmistes.

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Covid-19 : "Il y a trop de panique, trop d'affolement", affirme Didier Raoult sur RTL Crédit Image : GERARD JULIEN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Benjamin Hue

Invité de la matinale de RTL ce lundi 28 septembre à l'occasion de la sortie de son livre La science est un sport de combat, le directeur de l'Institut universitaire Méditerranée a regretté que certains de ses confrères de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) ne diffusent des messages alarmistes. 

"Je pensais et je pense toujours, je n'ai pas changé, que la peur est pire que le mal. Et c'est ce qu'il se passe. Il y a trop d'affolement, trop de nervosité, trop de panique. On regardera à la fin. Le poids de la mortalité à côté du poids social va être négligeable. Le poids social va être considérable car la peur n'a pas su être gérée", a affirmé le controversé microbiologiste marseillais.

Selon les informations du journal Le Monde, Didier Raoult s'est ému de cette situation dans un courrier très sec adressé à la direction de l'AP-HM le 24 septembre, estimant que ces messages alarmistes portaient une responsabilité dans les contraintes sanitaires annoncées la veille par le ministre de la Santé à l'encontre de la ville de Marseille.

Le spécialiste des maladies infectieuses est également revenu sur ses déclarations du mois d'avril, lorsqu'il a soutenu que l'épidémie était en train de disparaître sur la base du déclin des nouveaux cas positifs testés dans son institut. "Les gens qui observent voient les choses plus tôt que les gens qui ne les observent pas directement. J'ai dit ce que j'avais à dire. Je continuerai de dire ce que j'ai à dire avec les chiffres que l'on observe. Mais bien entendu, quand on a dit assez tôt, en avril, que l'on était passé derrière le pic de la courbe, on le voyait parce qu'on avait les données au quotidien", s'est-il défendu. 

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"Les gens disaient que non, ça n'était pas vrai, mais il n'empêche que ça s'est arrêté à peu près là où on pensait que ça allait s'arrêter. Ça n'était pas une prédiction en soi. Les courbes ont cette forme en général, donc si elle suit la courbe habituelle, c'est là que ça se passe. Ça c'est de l'observation. La science est pas dans la même échelle de temps. Je ne tiens pas à avoir raison au jour le jour. Parler à la presse ne m'attire que des ennuis", a estimé le scientifique.

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