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Coronavirus : pourquoi les hommes sont-ils plus durement touchés ?

VU DANS LA PRESSE - Selon une étude américaine, les femmes développeraient une meilleure réponse immunitaire que les hommes, surtout avec l'âge.

Un hôpital à Moscou, pendant la crise du coronavirus (illustration)
Un hôpital à Moscou, pendant la crise du coronavirus (illustration) Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP
Coline Daclin Journaliste

Il semblerait que nous ne soyons pas tous égaux face au coronavirus. Selon plusieurs études, les hommes et les femmes seraient aussi souvent contaminés, mais les hommes développeraient plus souvent des formes graves de la maladie.

Plusieurs explications ont été évoquées par les scientifiques. Les hommes seraient par exemple plus nombreux à être dans les catégories à risques face au virus. Ils seraient notamment plus souvent atteints de maladies cardiovasculaires et de diabète.

Cette semaine, des chercheurs de l'Université de Yale, aux États-Unis, ont trouvé une nouvelle piste pour expliquer cette différence. Selon leur étude, publiée mercredi dans la revue Nature, les hommes produiraient une réponse immunitaire moins importante que les femmes.

Une donnée à prendre en compte dans le vaccin

L'étude a analysé les réponses immunitaires de quelques dizaines d'hommes et de femmes qui avaient été admis à l'hôpital après avoir été infecté par la Covid-19. Résultat : les femmes produisent plus de lymphocytes T, des cellules qui permettent de lutter contre le virus. 

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Et c'est particulièrement vrai avec l'âge. En vieillissant, les hommes produisent de moins en moins de ces cellules tueuses de virus, alors que les femmes, même après 90 ans, "ont toujours une réponse immunitaire correcte et plutôt bonne", explique au New York Times le docteur Akiko Iwasaki, l'immunologiste en charge de l'étude.

En revanche, les raisons de cette réaction immunitaire différentes ne sont pas expliquées par les scientifiques. Selon Sabra Klein, experte en vaccins interrogée par le New York Times, "on doute que les hormones stéroïdiennes sexuelles soient impliquées". En clair : ce ne serait pas de la faute de la testostérone ou de l’oestradiol par exemple. Cela ouvre des pistes de recherches : en étudiant la réponse immunitaire des femmes, les chercheurs pourraient trouver des solutions contre le virus

Enfin, cette étude montre que la recherche pour un éventuel vaccin devra probablement prêter une attention particulière au sexe. Les hommes, en particulier après 60 ans, pourraient avoir beaucoup plus besoin d'un vaccin, et peut-être à des doses différentes.

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