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Coronavirus : peut-on se faire vacciner lorsqu'on est enceinte ?

À partir du deuxième trimestre de la grossesse, une personne enceinte est à présent considérée comme prioritaire à la vaccination. Celle-ci peut donc obtenir un rendez-vous en centre de vaccination, pour une injection Pfizer-BioNTech ou Moderna.

Une femme enceinte reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech contre la Covid-19 à Tel Aviv (Israël) le 23 janvier 2021.
Une femme enceinte reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech contre la Covid-19 à Tel Aviv (Israël) le 23 janvier 2021.
Crédit : JACK GUEZ / AFP
Victor Goury-Laffont

Tous les ans, plus de 700.000 accouchements ont lieu en France. Pour des centaines de milliers de personnes, il a donc fallu, depuis des mois, conjuguer entre crise sanitaire, confinements et grossesse. Une possible source d'inquiétudes d'autant que certaines études, "parcellaires" comme le rappelle l'Inserm, ont identifié un risque de complications en cas d'infection.

Encore plus que pour la population générale, la campagne de vaccination offre donc un soulagement aux personnes enceintes. À ce stade, la recherche considère que les injections ne posent pas de danger particulier pour elles. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, principale agence de santé publique américaine, concluent dans une étude publiée le 21 avril que "bien qu'ils ne soient pas directement comparables, les proportions de grossesses défavorables sont les mêmes chez les personnes enceintes vaccinées que dans les études avec des femmes enceintes conduites avant la pandémie". Un résultat obtenu après avoir suivi plus de 35.000 participants à l'étude.

S'appuyant notamment sur les conclusions des CDC, le Centre de référence sur les agents tératogènes (Crat), service d'informations sur les risques liés aux médicaments ou à la vaccination pendant les grossesses, souligne aussi que "la vaccination contre la Covid-19 est envisageable en cours de grossesse". Mais avec une préférence : celle d'utiliser un vaccin à ARN-messager, comme celui produit par Pfizer et BioNTech ou encore Moderna.

Une priorité accordée à partir du deuxième trimestre

L'étude des CDC porte d'ailleurs sur un échantillon de personnes qui ont été vaccinées avec des injections Pfizer-BioNTech ou Moderna. En ce qui concerne les vaccins à vecteur viral, comme ceux proposés par AstraZeneca ou encore Johnson & Johnson, le Crat note que les "données (...) ne sont pas disponibles à ce jour", mais que "les études de toxicité sur la reproduction chez l’animal sont en cours".

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Sur leur site, les CDC offrent cependant une raison d'être optimiste : "des vaccins qui utilisent le même vecteur viral (que le vaccin Johnson & Johnson, NDLR) ont été donnés aux personnes enceintes à tous les trimestres de la grossesse, et ce même dans une étude à grande échelle pour la vaccination contre Ebola. Aucun effet défavorable sur la grossesse ou pour l'enfant n'y ont été associés". 

Avec ces connaissances en main et conformément aux recommandations de l'Académie de médecine qui avait appelé à "considérer la grossesse comme un facteur de risque", le ministère de la Santé a donc ajouté les personnes enceintes parmi les personnes à risque début avril. En conséquence, à partir du deuxième trimestre, celles-ci ont la possibilité d'obtenir un rendez-vous en centre de vaccination pour une injection Pfizer-BioNTech ou Moderna.

Tableau récapitulatif des personnes prioritaires à la vaccination et des vaccins offerts.
Tableau récapitulatif des personnes prioritaires à la vaccination et des vaccins offerts.
Crédit : Ministère de la Santé
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