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Coronavirus : "On va avoir à vivre avec jusqu'à la fin de nos jours", selon le Pr Caumes

INVITÉ RTL - Le professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, estime que le coronavirus "va devenir endémique" et "rejoindre les quatre autres coronavirus avec lesquels on vit depuis des décennies".

"C'est l'immunité, vaccinale ou naturelle, qui nous permettra de sortir de cette épidémie", estime le Pr Éric Caumes
"C'est l'immunité, vaccinale ou naturelle, qui nous permettra de sortir de cette épidémie", estime le Pr Éric Caumes
Crédit : RTL
Coronavirus : "On va avoir à vivre avec jusqu'à la fin de nos jours", dit le Pr Éric Caumes
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Coronavirus : "On va avoir à vivre avec jusqu'à la fin de nos jours", dit le Pr Éric Caumes
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Yves Calvi - édité par Sarah Ugolini

"On va avoir à vivre avec lui jusqu'à la fin de nos jours". C'est la prévision plus qu'angoissante faite par le professeur Éric Caumes au sujet du coronavirus. Selon le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, "ce coronavirus va rejoindre les quatre autres coronavirus avec lesquels on vit depuis des décennies".  

Sur RTL ce jeudi 15 octobre, il va donc bien plus loin que le chef de l'État qui parlait de "vivre avec le virus jusqu'à l'été 2021". Selon le Professeur, le coronavirus "va devenir endémique et on va avoir à vivre avec lui jusqu'à la fin de nos jours". Pour lutter contre ce virus, "soit ce sera le vaccin, soit ce sera l'immunité naturelle". "C'est l'immunité collective, qu'elle soit vaccinale ou naturelle, qui nous permettra de nous sortir de cette épidémie", assure en effet Éric Caumes. 


Concernant la décision du couvre-feu à 21 heures annoncée par Emmanuel Macron ce mercredi 14 octobre, il estime qu'il n'y avait "pas d'autre solution qu'un confinement nocturne multi-urbain". Ce "semi-confinement nocturne est un moyen de concilier l'impératif sanitaire et l'impératif économique" pour le professeur. 

C'est avant tout un constat d'échec si on a cette deuxième vague

Pr Éric Caumes sur RTL.

Si l'ensemble des mesures sont bien appliquées, Éric Caumes juge qu'on pourra en voir "les bénéfices au bout de 15 jours, trois semaines". Il regrette toutefois que ces mesures n'aient pas été prises plus tôt dès début septembre et juge que "c'est avant tout un constat d'échec si on a cette deuxième vague". 

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Selon le spécialiste des maladies infectieuses, "on a oublié la culture de la prévention". Avec ce virus, "on est rappelé à l'ordre par la nature". "C'est la vengeance du pangolin", conclut avec ironie le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

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