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Coronavirus : non, la vaccination d'Olivier Véran n'est pas un privilège

FACT CHECKING - En tant que neurologue de 40 ans, Olivier Véran a pu bénéficier du vaccin AstraZeneca, récemment autorisé et dont l'utilisation est réservée aux soignants de moins 60 ans.

Olivier Véran recevant la première dose du vaccin AstraZeneca, le 8 février 2021
Olivier Véran recevant la première dose du vaccin AstraZeneca, le 8 février 2021
Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP
Pourquoi Olivier Véran a-t-il déjà été vacciné ?
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En tant que neurologue de 40 ans, Olivier Véran a pu bénéficier du vaccin AstraZeneca, récemment aut
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micro générique
Jean-Mathieu Pernin - édité par Victor Goury-Laffont

Avant tout, il y a le corps… Quand Olivier Véran déboutonne sa chemise devant les caméras, joue a cache téton et gonfle son biceps, c’était l’instant coquin de la campagne vaccinal. Rapidement, sur les réseaux sociaux, on pouvait lire les interrogations des internautes concernant le privilège d’Olivier Véran. Beaucoup lui reprochent de passer avant tout le monde alors que les rendez-vous sont difficiles à obtenir, pourquoi lui et pas un autre ? 


Sur Twitter, le député Insoumis de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud écrit : "l'exemplarité c'est d'attendre son tour' disait Olivier Véran il y a un mois. Mais, pour sa com', il change d'avis. Pendant ce temps 1,2% seulement des habitants de #SeineSaintDenis ont été vaccinés, des personnes prioritaires n'ont pas de rendez vous pour un mois. Pathétique".

S'il est vrai que le ministre de la Santé a toujours dit, notamment au journal de 20h de France 2 le 29 décembre, qu’il attendrait son tour, le vaccin AstraZeneca lui permet cette injection. Celui-ci est réservé en priorité aux soignants de moins de 60 ans. Véran, 40 ans et neurologue de métier, y a le droit.

Pourtant d’après son cabinet, consulté par le JDD, c’est davantage le fait de ses déplacements dans les établissements de santé qui oblige à cette injection.

Une intox récurrente

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La fake news avait déjà fait effet il y a quelques années. Le 12 novembre 2009, Roselyne Bachelot se fait vacciner devant les caméras dans un gymnase du 14ème arrondissement de Paris. Un geste pour inciter les Français à faire de même afin de se protéger du virus H1N1.

On découvre alors que le scepticisme des Français contre les vaccins peut se transformer en doute complotasse, puisque l’on voit se développer l’idée que Roselyne Bachelot n’a pas reçu de sérum vaccinal mais du sérum physiologique pour ne pas prendre de risque. On parle aussi de fausses aiguilles.

12 ans plus tard, autre ministre de la Santé, autre virus, même théories. Certains se demandent si l’aiguille enfoncée dans l’épaule d’Olivier Véran n’est pas rétractable. Nombreux sont ceux à faire remarquer que le ministre de la Santé se fait vacciner avec l’AstraZeneca, vaccin plus traditionnel à deux doses que la nouvelle technologie de l’ARN Messager de Pfizer/BioNtech.

Une fois de plus, ce n’est pas un choix d’Olivier Véran. AstraZeneca est recommandé au moins de 60 ans et en priorité au personnel soignant. Les ministres passent, les complots restent.

Une communication risquée

Olivier Véran est le Premier ministre français à se faire vacciner contre le nouveau coronavirus devant les caméras. Benjamin Netanyahu l'a fait en décembre, tout comme Joe Biden ou sa vice présidente Kamala Harris.

Ce genre de communication est à double tranchant : d’après les enquêtes d’opinion, les publics les plus méfiants face aux vaccins sont aussi les plus sceptiques face aux élites, et notamment face aux élites politiques. Le variant de la défiance est toujours robuste.

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