1. Accueil
  2. Actu
  3. Santé
  4. Coronavirus dans les Landes : la détection de nouveaux cas du variant Delta inquiète
3 min de lecture

Coronavirus dans les Landes : la détection de nouveaux cas du variant Delta inquiète

29 cas de variants Delta, ont été identifiés dans les Landes depuis le 2 juin, date à laquelle avaient étés signalés deux premiers cas dans une famille. C’est au total une cinquantaine de cas avérés ou présumés que déplore l'ARS.

Un homme fait un test PCR de détection du coronavirus à Laval, en Mayenne, le 17 juillet 2020 (illustration)
Un homme fait un test PCR de détection du coronavirus à Laval, en Mayenne, le 17 juillet 2020 (illustration)
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Céline Morin
Journaliste

Le variant Delta, repéré pour la première fois en Inde, aussi appelé B.1.617.2, circule de manière très virulente en Grande-Bretagne et commence à apparaitre en France. La preuve en est avec ces 31 cas avérés détectés dans les Landes (Nouvelle-Aquitaine) depuis le 2 juin. Cas auxquels il faut ajouter "une vingtaine d’autres" estime l’ARS : "Les cas positifs à la Covid-19 n'ont pas tous donné lieu à l'utilisation de la méthode de séquençage permettant d'identifier le variant" Delta.

Ces cas avérés ou supposés sont "regroupés au sein d'une quinzaine de foyers de contamination", familiaux entre autres, dit l’ARS, "sous réserve des résultats des investigations encore en cours menées pour croiser les données et remonter les chaînes de contamination". Les 31 cas avérés se répartissent au total sur 6 communes, informait encore l’ARS le 4 juin. 

Un variant Delta très virulent

Le 2 juin, il avait été précisé par les autorités sanitaires que le variant Delta avait été découvert dans une famille sans que celle-ci n’ait eu de contact avec la Grande-Bretagne ou l’Inde, nécessitant ainsi un renforcement du dépistage et du séquençage. Il est vrai que quelques endroits du territoire métropolitain inquiètent le gouvernement : une partie de l’Occitanie et de la Nouvelle-Aquitaine – région où se trouvent justement les Landes – voient les chiffres de contamination remonter.

Les Landes, où la "situation épidémiologique est défavorable", ajoute l’ARS avec un taux d’incidence actuel autour de 100 pour 100.000 habitants, ce qui est "supérieur au taux national" – qui est de 72 – et en augmentation "de 35% en moins de trois semaines". 43,6 % de la population landaise qui a reçu sa première dose de vaccin, et pourtant, les autorités sanitaires enjoignent la population à continuer d’appliquer les gestes barrières, précisant que "la limitation des regroupements à 10 personnes sur la voie publique est toujours en vigueur".

Le directeur général de l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, Benoît Elleboode, était invité sur Franceinfo ce 7 juin. Selon lui, le variant Delta a plusieurs raisons d’inquiéter les autorités : tout d’abord le variant B.1.617.2 a un taux de contamination "supérieur de 40%" à celui britannique selon une étude britannique. Ensuite, il se propage plus, ajoute Benoît Elleboode. 

Une possible nouvelle vague ?

À lire aussi

Pour le moment, on ne sait pas encore l’ampleur de la propagation de ce variant sur le territoire, mais tout est mis en œuvre pour identifier les patients zéro mais aussi pour alerter et isoler les personnes susceptibles d’avoir été contaminées. 

"Je vais m'entretenir ce matin avec la préfète et nous annoncerons un plan d'action spécifique pour contenir l'épidémie", a encore confié Benoît Elleboode. Ajoutant : "Les personnes qui sont atteintes sont plutôt des personnes jeunes, qui n'étaient pas vaccinées, qui ne font pas de forme grave, qui ne sont pas à l'hôpital et donc pour l'instant cela n'a pas d'impact sur le tissu hospitalier. Et c'est l'impact sur le tissu hospitalier qui nous fait envisager des mesures contraignantes".

Contrairement à la Grande-Bretagne qui a ouvert dès le début la vaccination à tous ses ressortissants, la France a fait le choix d’une priorisation selon la vulnérabilité des personnes, explique Benoît Elleboode. C’est pourquoi selon lui, "on peut supporter un taux d'incidence plus élevé que d'autres pays, parce que nos personnes fragiles sont protégées et donc on protège nos hôpitaux d'une saturation liée à des formes graves". 

Il s’agit d’un équilibre à garder entre d’un côté la vaccination des populations, et en priorité celles les plus fragiles, et de l’autre le déconfinement et les nouveaux variants qui entrainent une hausse du taux d’incidence. Tant que les 2 restent équilibrés, "il n'y a pas de problème pour continuer les mesures de déconfinement telles que prévues par le gouvernement", conclut le directeur général de l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine.

La rédaction vous recommande
Sur les thématiques :

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/