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Comment réagir en cas de burn-out ?

Bien que le burn-out ne figure pas parmi les maladies professionnelles, il est néanmoins possible de se faire arrêter. Un temps de repos de deux à trois mois est préconisé.

Le burn-out au travail (illustration)
Le burn-out au travail (illustration)
Crédit : istock
Victor
Victor Goury-Laffont
Journaliste

Le mercredi 9 juin, dans les secteurs du privé comme du public, marquera la fin de la politique du 100% télétravail après plusieurs mois où de très nombreux salariés ont passé plus de temps chez eux qu'au bureau. Si cette évolution traduit une nouvelle avancée du processus de déconfinement, elle se fait dans un contexte éprouvant pour la santé mentale des travailleurs.

Selon un baromètre de la santé psychologique des salariés français, réalisé par OpinionWay et présenté ce mercredi 26 mai, les burn-out "explosent". Christophe Nguyen, à la tête du cabinet franco-québécois Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux, assure que leur nombre a "doublé" en un an, avec deux millions de personnes aujourd'hui en burn-out "sévère".

La classification internationale des maladies définit le burn-out, ou l'épuisement professionnel, comme un "syndrome conceptualisé comme résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été correctement géré", qui se traduit par un "sentiment de manque d'énergie ou d'épuisement", "un retrait vis-à-vis du travail ou des sentiments de négativisme ou de cynisme liés au travail" ou encore "une perte d’efficacité professionnelle".

Un arrêt maladie possible

Dans un "guide d'aide à la prévention" réalisé par le ministère du Travail, l'Institut national de recherche et de sécurité et l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, il est préconisé d'adapter "la prise en charge" du travailleur en burn-out à "la sévérité des symptômes associés".

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Si le burn-out n'est à ce stade pas présent dans la liste des maladies professionnelles, il reste possible de se faire arrêter. Le Code de la sécurité sociale le prévoit en effet dès lors que la maladie est "directement causée par le travail habituel de la victime".

Le ministère du Travail appelle donc à une "prise en charge (...) en réseau entre médecin du travail, médecin traitant, spécialiste (psychiatre, psychothérapeute, etc.), et le médecin conseil de la Caisse primaire d’assurance maladie". Un arrêt d'au moins deux à trois mois est préconisé, un temps à consacrer au repos et à des activités non-professionnelles comme le sport.

5% des salariés disent avoir été absents pour raison de santé psychologique depuis un an, avec un nombre moyen de 2,93 jours d'absence par salarié. Si les conséquences sont difficiles à quantifier, le burn-out peut mener à des tentatives de suicide dans ses formes les plus sévères.

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