2 min de lecture

"Pas de volonté de boycott" de la France : la ministre des Sports Marina Ferrari appelle sur RTL à dissocier la Coupe du monde 2026 du bras de fer avec Donald Trump

Alors que les décisions politiques de Donald Trump ravivent les tensions internationales, l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis commence à être contestée. Des appels au boycott émergent en Europe et en France, mais la ministre des Sports Marina Ferrari écarte pour l’heure toute remise en cause de la participation, plaidant pour une séparation entre le "sport" et la "compétition".

Marina Ferrari, la secrétaire d'État chargée du Numérique (photo d'illustration).

Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP

Isabelle Langé - édité par Yasmine Boutaba

Je m'abonne à la newsletter « Sport »

À cinq mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le contexte politique international s’invite dans le débat sportif. Les récentes décisions de Donald Trump, jugées agressives sur la scène diplomatique, inquiètent certains responsables politiques européens, qui estiment qu’elles pourraient nuire à l’image et au déroulement de la compétition.

En Allemagne, certains élus ont appelé au boycott, tandis qu’en France, la question a commencé à s’imposer dans le débat public. Le député La France insoumise Éric Coquerel a ainsi interpellé la FIFA, appelant à recentrer la Coupe du monde uniquement sur le Canada et le Mexique. Dans un message publié sur le réseau social X mardi 20 janvier, il a mis en cause la politique américaine.

Selon lui, la tenue d’un événement sportif mondial dans ce contexte pose une question de fond.

La ministre des Sports refuse l’idée d’un boycott à ce stade

Face à ces prises de position, la ministre des Sports Marina Ferrari a tenu à clarifier la position du gouvernement français. Au micro de RTL, elle a assuré qu’aucune décision de boycott n’était envisagée à ce stade. "Au stade où nous nous parlons actuellement, il n’y a pas de volonté de boycott du côté de notre Ministère de cette grande compétition qui est attendue. Maintenant je ne préjuge pas de ce qu’il pourrait se passer", a-t-elle déclaré.

La ministre a insisté sur la nécessité de préserver l’esprit sportif du Mondial, appelant à ne pas confondre enjeux géopolitiques et compétition internationale. "J'ai entendu des voix qui s’élevaient qui viennent de certains blocs politiques, en tout cas moi je tiens à ce qu’on dissocie le sport et la compétition. La Coupe du monde 2026 est un moment extrêmement important pour tous les amoureux du sport", a-t-elle ajouté.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info