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"Ne pas accepter la loi du plus fort" : ce qu’il faut retenir de la réponse d’Emmanuel Macron aux menaces de Donald Trump à Davos

Le président de la République a tenu un discours de fermeté face aux menaces de Donald Trump ce mardi 20 janvier à la tribune du Forum économique mondial de Davos. Emmanuel Macron a accusé les États-Unis de "chercher ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe".

Emmanuel Macron a répondu aux attaques de Donald Trump lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, le 20 janvier.

Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP

Jérémy Descours & AFP

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Emmanuel Macron n'a pas l'intension de faire le dos rond. Ce mardi 20 janvier, le président de la République a profité du Forum économique mondial de Davos pour prononcer un discours en forme de réponse aux dernières menaces de Donald Trump contre l'Europe.

Le président américain a en effet menacé d'imposer de nouveaux droits de douane aux pays opposés à ses projets d'annexion du Groenland. Depuis son retour au pouvoir aux États-Unis, le milliardaire souhaite s'emparer de ce territoire autonome appartenant au Danemark, invoquant des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois. 


Un sujet qui braque ses alliés européens au sein de l'Otan et qu'il a néanmoins imposé à l'agenda de la réunion annuelle du Forum économique mondial. 
De plus, un certain nombre de dirigeants occidentaux craignent que le "Conseil de paix" de Donald Trump, initialement conçu pour Gaza, ne se veuille une sorte d'Organisation des Nations unies parallèle.

"Ne pas accepter passivement la loi du plus fort"

Dès le début de sa prise de parole, Emmanuel Macron a appelé à "plus de coopération" en Europe en insistant sur les effets positifs du "multilatéralisme". "La lutte contre les déséquilibres mondiaux est notre priorité", a-t-il insisté tout en regrettant que les "conflits sont devenus la norme". 

Un pays était particulièrement dans le viseur du chef de l'Etat français : les États-Unis. A la tribune, Emmanuel Macron a assuré que le pays dirigé par Donald Trump cherche "ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe" en prenant pour exemple les "accumulations de droits de douane inacceptables d'autant plus quand ils sont utilisés comme moyen de pression" contre la "souveraineté" des États.

Et de dénoncer une "concurrence" américaine qui vise à "affaiblir et subordonner l'Europe". "Nous passons à un monde sans loi", a déploré le chef de l'Etat qui affirme que "les ambitions impériales refont surface". C'est pourquoi, Emmanuel Macron dit préférer "l'état de droit plutôt que la brutalité" et appelle à ne pas "accepter passivement la loi du plus fort".

L'Europe doit "utiliser" ses outils "très puissants" quand elle "n'est pas respectée"

Face à un président américain qui martèle sa volonté de s'emparer du Groenland, au prix de menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens, Emmanuel Macron a pointé une situation "folle" où l'Union européenne pourrait avoir à utiliser l'arme anticoercition "pour la première fois" contre les Etats-Unis.

Cet instrument, décrié par Washington, permet de limiter les importations provenant d'un pays, l'accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements quand ce dernier essaie d'imposer ses vues par la coercition économique. 

"L'Europe a maintenant des outils très puissants et nous devons les utiliser quand nous ne sommes pas respectés et quand les règles du jeu ne sont pas respectées", a insisté Emmanuel Macron, lunettes de soleil sur le nez en raison d'un problème à l'œil. 

Macron veut faire du G7 un "forum pour un dialogue franc"

"La France et l'Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l'indépendance, et aux Nations unies et à leur charte", a souligné Emmanuel Macron alors que son homologue américain veut créer un nouveau "Conseil de paix" mondial totalement à sa main. 

Un conseil qui viendrait naturellement concurrencer l'ONU. Dans son discours prononcé à Davos, le président de la République a dit également vouloir refaire du G7, que la France préside cette année, un "forum pour un dialogue franc" et pour des "solutions collectives et coopératives".

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