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EN DIRECT - Donald Trump attendu en retard à Davos, il faut une "diplomatie réfléchie" pour gérer la crise exprime un chef de l'Otan

Le président américain est attendu à Davos ce mercredi 21 janvier pour un face-à-face avec les dirigeants européens, alors que sa volonté d'annexer le Groenland menace de faire éclater l'alliance transatlantique. Dans la même veine que la déclaration du secrétaire américain au Trésor d'éviter un "réflexe de colère", un chef de l'Otan a appelé à une "diplomatie réfléchie" pour gérer la crise.

Donald Trump, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche le 20 janvier 2026

Crédit : WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Yasmine Boutaba

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Ce que nous savons pour l'instant
  • En plein bras de fer avec l'Europe, Donald Trump est attendu au forum économique mondial de Davos pour une prise de parole initialement prévue à 14h30 ce mercredi 21 janvier. 

    Selon le ministre des Finances de Trump, ce dernier arrivera finalement avec trois heures de retard, suite à un "incident technique" qui l'a contraint à changer d'avion.
  • L'Élysée a annoncé ce mercredi 21 janvier dans la matinée que la France sollicite l'organisation d'un exercice de l'OTAN au Groenland et se déclare prête à y participer. 
  • La veille, mardi 20 janvier, Emmanuel Macron a tenu un discours de fermeté face aux menaces de Donald Trump d'imposer 200% de droits de douane sur les vins et champagnes français. Une décision qui intervient après l'opposition affichée par la France aux ambitions américaines d'annexion du Groenland. 
  • De son côté, Donald Trump a décliné, mardi 20 janvier, la proposition d’Emmanuel Macron d’organiser une réunion du G7 à Paris.
  • Plusieurs pays ont répondu à l'invitation au "Conseil de Paix" organisé par le président américain. La Norvège a décliné, l'Egypte, elle, a accepté ce mercredi. 
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Le chef de l'Otan convaincu que les pays européens viendraient en aide aux états-Unis si nécessaire, et vice-versa

Le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte s'est dit convaincu mercredi que les pays européens viendraient en aide aux Etats-Unis si nécessaire, contrairement aux affirmations de Donald Trump.


Le président américain a affirmé avoir des doutes sur l'engagement des pays européens de l'Alliance aux côtés des Etats-Unis, en cas de déclenchement de l'article 5 du traité de l'Otan, qui oblige chaque membre à venir en aide à un autre en cas d'attaque.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que les États-Unis viendront à la rescousse (de l'Europe), et que nous viendrons à la rescousse des États-Unis", a expliqué Mark Rutte lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial en Suisse.

Trump, le "crash test" de l'Union européenne, décrypte martial you dans rtl matin

"Les marchés financiers américains ont peur des conséquences économiques si Trump va à l'affrontement avec les européens sur le Groenland", a décrypté le journaliste Martial You, chef de la rubrique économie, dans RTL Matin.

L'Egypte a accepté l'invitation de Trump pour le "Conseil de paix"

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accepté une invitation de Donald Trump à siéger au "Conseil de paix", que veut créer le président américain pour oeuvrer au règlement des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU.


L'Egypte "annonce accepter l'invitation et s'engage à remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, exprimant son soutien à la "mission" du Conseil visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza voisine.

Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de "charte", qui accorde des pouvoirs très étendus à Donald Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

IL FAUT une "diplomatie réfléchie" pour gérer la crise exprime un chef de l'otan

Une "diplomatie réfléchie" est le seul moyen de gérer la situation après les menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland, a affirmé mercredi le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.


"Je peux vous assurer que la seule manière d'y faire face, au bout du compte, c'est une diplomatie réfléchie", a-t-il assuré lors d'un débat au Forum économique mondial à Davos en Suisse.

La Norvège ne participera pas au "Conseil de paix" de Trump

La Norvège, dont les relations se sont nettement dégradées avec Donald Trump irrité de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, ne participera pas au "Conseil de paix" proposé par le président américain, a indiqué ce mercredi le cabinet du Premier ministre.


"La proposition américaine soulève un certain nombre de questions qui nécessitent un dialogue plus approfondi avec les États-Unis. La Norvège ne se joindra donc pas aux dispositions proposées pour le Conseil de paix et ne participera donc pas à la cérémonie de signature à Davos", a dit le secrétaire d'État auprès du Premier ministre, Kristoffer Thoner, dans un message transmis à l'AFP.

"il serait destructeur pour l'europe de cibler la tech en représailles" prévient un directeur de meta

Un haut-responsable du géant américain de la technologie Meta a estimé mercredi qu'il serait "particulièrement autodestructeur" pour l'Union européenne de cibler le secteur de la tech en cas de riposte commerciale aux menaces du président américain Donald Trump de s'emparer du Groenland.


"Je pense qu'il serait particulièrement destructeur pour l'Europe de cibler la tech en représailles", a déclaré Joel Kaplan, directeur des affaires internationales de Meta, en marge du Forum économique de Davos, en Suisse.

"les tensions entre alliés ne feront qu'encourager nos adversaires", avertit von der Leyen, Présidente de la Commission européenne

Les tensions entre alliés ne feront qu'encourager nos "adversaires", a averti, ce mercredi, Von der Leyen, Présidente de la Commission européenne. 

"Nous vivons désormais dans un monde défini par la puissance brute, qu’elle soit économique ou militaire, technologique ou géopolitique", a-t-elle lancé devant le Parlement européen à Strasbourg, évoquant "la situation instable" dans l’Arctique et au Groenland, les bombardements en Ukraine ou encore les tensions au Moyen-Orient et dans la région indo-pacifique.

"Le changement qui s’opère dans l’ordre international n’est pas seulement considérable, mais qu’il est amené à durer(...) Il nous faudra rompre avec la prudence traditionnelle de l’Europe", a-t-elle également déclaré.

"inspirez profondément. N'ayez pas ce réflexe de colère" déclare le secrétaire au trésor américain ce mercredi

Les Européens devraient éviter un "réflexe de colère" et écouter les arguments du président Donald Trump à Davos concernant une acquisition du Groenland, a déclaré ce mercredi 21 janvier le secrétaire au Trésor Scott Bessent.


"Je vais dire à tout le monde: inspirez profondément. N'ayez pas ce réflexe de colère que nous avons observé, ni cette amertume", a déclaré M. Bessent aux journalistes, quelques heures avant l'arrivée prévue de M. Trump à la réunion annuelle du Forum économique mondial en Suisse.

donald trump arrivera au forum de davos avec "environ trois heures de retard"

Le président américain Donald Trump arrivera au Forum de Davos avec "environ trois heures de retard", en raison d'un problème avec le premier avion qui devait le conduire en Suisse, a indiqué mercredi le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.


"Je crois que le président Trump va avoir environ trois heures de retard", a dit M. Bessent à des journalistes à Davos. Le premier appareil du président américain avait dû faire demi-tour à la suite d'un problème technique. Le président avait finalement pu décoller avec environ deux heures et demie de retard sur l'horaire initial, à bord d'un autre appareil.

les états-unis se comportent "bizarrement" pour un allié, a jugé la présidente de la banque centrale européenne sur rtl

Interrogée sur l'alliance avec les États-Unis, Christine Lagarde, Présidente de la Banque centrale européenne, a déclaré au micro de RTL : "Ils se comportent très bizarrement pour des alliés, menacer de s'emparer d'un territoire qui n'est pas à vendre et menacer par des restrictions tarifaires ne relèvent pas d'une attitude d'alliée".

"je ne suis pas inquiète, je suis en alerte (...) ce qui est le plus grave c'est le degré d'incertitude" instauré par trump, déclare christine lagarde sur rtl

Interrogée sur l’impact sur l’économie européenne suite aux déclarations de Trump, Christine Lagarde, Présidente de la Banque centrale européenne, a déclaré au micro de RTL : "Je pense que le contexte pose des questions de fond" mais a jugé que l’impact serait relativement “mineur”. 
Elle a ajouté à cela : “Il faut vraiment être calme et regarder comment on s’organise dans le futur. L’économie allemande sera plus impactée qu’en France,". L'Hexagone pourrait être touché par une "légère inflation", mais a jugé que le plus “grave était le sentiment d’incertitude que tout cela confère”. 

Avant de résumer : "je suis en alerte. Sur le plan monétaire, position maîtrisée. Sur d'autres plans on peut faire mieux. Ce qui m'inquiète c'est la remise en cause des résultats qui sont bons par le contexte incertain que fait planner Trump. S'il y a une totale incertitude permanente ce n'est pas bon. Je ne suis pas inquiète, mais je suis en alerte. Il faut sortir de cette situation". 

L'Élysée annonce ce mercredi que la France sollicite l'organisation d'un exercice de l'OTAN au Groenland

Alors que le forum de Davos doit se tenir en début d'après-midi, L'Élysée a annoncé ce mercredi matin que la France sollicite l'organisation d'un exercice de l'OTAN au Groenland et se déclare prête à y participer. La semaine dernière, une quinzaine de soldats français ont été envoyé sur l'île de l'arctique pour une mission de reconnaissance "Arctic Endurance", à l'initiative du Danemark d'une durée de trois jours. 

Avec ce nouvel exercice, la France souhaite inviter tous les membres de l'OTAN à rejoindre les États déjà présents sur l'île en envoyant des soldats supplémentaires pour participer à une simulation d'invasion américaine. Une manière de montrer que la France prend très au sérieux les menaces et qu'elle n'entend pas faire marche arrière après les derniers assauts de Donald Trump.

L'OTAN est historiquement une coalition de pays amis des États-Unis. Faire une telle demande ce matin c'est aussi une façon de compter ses soutiens. 

Donald Trump tacle ce mardi Macron et rejette l'invitation de la France à une réunion du G7

Si Emmanuel Macron a appelé au calme face aux menaces américaines qu'il a qualifié d'"inacceptables", les relations transatlantiques se crispent. Dans ce contexte, Emmanuel Macron a proposé d’organiser une réunion du G7 à Paris. Une initiative immédiatement rejetée par Washington, a déclaré Trump dans une conférence de presse ce mardi 20 janvier.

A l'occasion, le président américain a taclé son homologue français : "Emmanuel ne restera pas encore très longtemps en poste. C’est un ami à moi, c’est quelqu’un de bien".

Questionné sur sa relation avec Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain a ironisé sur leur fermeté en son absence, affirmant qu’ils se montraient bien plus conciliants lorsqu’il est présent. "Ils sont un peu durs tous les deux, vous savez, quand je ne suis pas là. Mais quand je suis là, ils me traitent très gentiment. Je les aime bien tous les deux, ils sont tous les deux libéraux".

Donald Trump a donc réitéré son amitié envers le président français, tout en faisant clairement comprendre que c'est bien le président des Etats-Unis qui garde toujours les cartes en main dans cette relation diplomatique.

Une montée des tensions entre les deux rives de l’Atlantique, ce mardi

Ces derniers jours, le ton est monté entre Européens et Américains autour des questions commerciales, du conseil de la paix voulu par Donald Trump et du Groenland. 

Suite à l'opposition affichée des 27 au projet américain de s’emparer du territoire autonome, le président américain a annoncé la prochaine instauration de droits de douane renforcés visant huit pays européens dont la France. Cela s'est traduit par la menace de droits de douane à hauteur de 200% sur les vins et champagnes français pour faire plier l'Hexagone.

Trump s'envole à nouveau pour Davos après avoir dû changer d'avion

Donald Trump s'est envolé pour la seconde fois pour le Forum de Davos après qu'un premier appareil a dû faire demi-tour à la suite d'un problème technique.


Le président américain est parti de la base aérienne Andrews près de Washington à bord d'un second appareil après que l'avion Air Force One qui le transportait initialement a été obligé de se poser après environ 90 minutes de vol en raison d'un "problème électrique mineur", selon la Maison Blanche.

Le second décollage s'est produit peu après minuit (05H00 GMT), soit avec environ deux heures de retard par rapport à l'horaire initial.

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