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Donald Trump, le 16 janvier 2026
Crédit : Andrew Leyden / NurPhoto / NurPhoto via AFP
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Le ton est monté d’un cran. En déplacement en Floride, Donald Trump a affirmé ce lundi 19 janvier vouloir frapper durement les exportations françaises. "Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer", a-t-il lancé devant des journalistes, faisant explicitement référence à son homologue français.
À l’origine de cette nouvelle passe d’armes diplomatique, le refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le "Conseil de paix" voulu par Donald Trump. L’entourage du président français a indiqué ce lundi à l’AFP que la France "n’entend pas donner suite favorable" à ce stade à l’invitation américaine. Une position qui a visiblement irrité le président des États-Unis.
Pour rappel, il s'agit d'une "organisation internationale qui vise à (...) à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de ce texte envoyé aux États "invités" - parmi eux la France, l'Allemagne, le Canada, la Chine - à y siéger. Trump est le seul habilité à "inviter" d'autres chefs d'État et de gouvernement à l'intégrer et peut révoquer leur participation. Pour y entrer les membres doivent "verser un milliard de dollars au courant de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte"; ajoute le texte.
Cette annonce s’inscrit dans un climat géopolitique particulièrement tendu. Donald Trump menace désormais de droits de douane l’ensemble des pays européens qui s’opposent à son projet de conquérir le Groenland. Selon lui, les Européens ne "résisteront pas beaucoup" face à ses ambitions. Ce mardi 20 janvier, il a de nouveau affirmé vouloir imposer des taxes massives sur les vins et champagnes français, liant explicitement ces sanctions à l’adhésion de la France à son Conseil de paix, selon l’agence Reuters.
Le président américain Donald Trump a également annoncé ce mardi 20 janvier qu'il organisera une réunion sur le Groenland avec les "différentes parties" en marge du Forum économique de Davos. "J'ai accepté une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse", a écrit le président sur son réseau Truth Social. "Le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière", a-t-il ajouté.
Le président français n'a pas tardé à réagir. Les menaces de Donald Trump ont été jugées "inacceptables" et "inefficaces", a réagi ce mardi 20 janvier l'entourage d'Emmanuel Macron auprès de l'AFP. "Comme nous l'avons toujours souligné, les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces", a indiqué cet entourage.
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a réagi de son côté sur TF1 : "C'est une menace, à ce stade, inadmissible, d'une brutalité inouïe et évidemment, qui ne peut pas rester sans réaction non seulement de la part de la France mais de la part de l'Union européenne toute entière".
Celle-ci a dénoncé : "Cette menace cible un secteur particulier qui est celui de la viticulture, qui n'en a pas besoin parce qu'il connaît des difficultés et qui est un fleuron de l'agriculture française".
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