6 min de lecture Euro 2016

Euro 2016 : Griezmann, Ronaldo, Islande... Ce qu'il faut retenir de cette compétition

ÉCLAIRAGE - L'Euro 2016 de football s'est achevé sur la victoire du Portugal contre la France en finale, dimanche 10 juillet. Un mois durant, l'Hexagone a vécu au rythme du ballon rond.

Cristiano Ronaldo soulève le trophée européen, le 10 juillet au Stade de France
Cristiano Ronaldo soulève le trophée européen, le 10 juillet au Stade de France
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Il y a eu quelques débordements mais le football a fini par triompher. Si le début de cet Euro  2016 a été marqué par les très violents affrontements entre supporters anglais et russes à Marseille, la suite de la compétition s'est déroulée en bonne et due forme jusqu'à dimanche 10 juillet où une cinquantaine de personnes ont été interpellées en marge de la finale entre le Portugal et la France. Au total, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait état de 1.550 interpellations, 59 condamnations à des peines de prison ferme ou avec sursis, 64 reconduites à la frontière et 32 refus d'accès au territoire durant le mois de compétition.

Mais c'est bel et bien le football qui a pris le dessus. Si le beau jeu n'a pas toujours été au rendez-vous, le suspense était présent et ce jusqu'au dernière minute de la finale qui a vu le Portugal l'emporter aux dépens de la France. Une victoire historique pour Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers

Cristiano Ronaldo, enfin sacré avec le Portugal

La malédiction a failli s'abattre sur Cristiano Ronaldo. Vu comme le véritable messie la sélection lusitanienne, l'attaquant du Real Madrid a dû quitter précipitamment ses coéquipiers, blessé à un genou. Un véritable coup dur pour le joueur, qui courrait après un premier sacre sur la scène internationale. C'est désormais chose faite alors que le Portugal a dominé la France en prolongation sur un but d'Eder (1-0). 

Après les larmes de tristesse, celles de joie ont coulé sur le visage du triple Ballon d'Or. Dès le coup de sifflet final, la vedette portugaise a laissé éclaté ses sentiments avant de soulever le trophée européen sous le regard des Bleus abattus. Et si sa sortie en pleurs du terrain avant la demi heure de jeu a très certainement marqué les esprits, la célébration en tribune officielle devrait elle marquée l'Histoire. 

Antoine Griezmann, superstar

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Six buts, deux passes décisives, 555 minutes jouéesAntoine Griezmann a été le véritable leader offensif de l'équipe de France, terminant meilleur buteur de la compétition. Mais l'attaquant de l'Atlético de Madrid n'a pas séduit les seuls supporters français. S'il a échoué en finale contre le Portugal, le joueur de 25 ans peut se consoler avec le trophée du meilleur joueur de la compétition à défaut de la Coupe Henri-Delaunay. Il devance Cristiano Ronaldo au classement et remporte également le Soulier d'or, succédant à l'Espagnol Fernando Torres, meilleur buteur de l'Euro 2012. Il faut dire d'Antoine Griezmann s'est imposé comme le joueur incontournable de cette équipe de France. D'abord contre l'Albanie (1 but), puis contre l'Irlande (2 buts), l'Islande (1 buts, 2 passes décisives) et l'Allemagne (2 buts).

Attendu au tournant après la non-sélection de Karim Benzema, Antoine Griezmann a clairement répondu aux attentes malgré une entrée timide dans la compétition. Avec six réalisations au total, il est désormais le deuxième meilleur buteur, derrière Michel Platini, sur un seul et même Euro. Une maigre consolation pour l'attaquant de l'Atlético de Madrid qui a perdu dimanche 10 juillet, sa deuxième finale en un mois après la défaite contre le Real Madrid en Ligue des champions. 

L'Islande, l'épopée inattendue

La France a mis fin, en quart de finale, à un parcours quelque peu inattendu. Alors que les Bleus s'attendaient à affronter les Anglais, ces derniers tombent contre des Islandais absolument héroïques depuis le début de la compétition. Ils tiennent tête au Portugal (1-1) et à la Hongrie (1-1) avant de dominer l'Autriche (2-1) pour s'offrir un billet pour la seconde phase de la compétition. Un véritable exploit que les "Vikings" poursuivent en huitièmes de finale contre l'Angleterre (2-1) avant se faire éliminer par la France (5-2). Mais le dernier "clapping" avec les supporters en valait vraiment la peine.

Les supporters irlandais ont fait le show

Ils ont bloqué les rues, les voies de tramway et en ont peut-être réveillé certains habitants en pleine nuit avec leurs cris de joie. Mais au fond, ils ont offert un spectacle magnifique tout au long de la compétition. Les supporters irlandais sont de loin les plus sympathiques de tous les fans venus en Europe à l'occasion de l'Euro 2016. Leurs vidéos n'ont cessé d'affluer sur les réseaux sociaux. Parmi les jolies scènes devenues virales ? Les chants rendant hommage aux nombreux policiers français mobilisés, le chant d'une berceuse dans un métro à Bordeaux ou encore la désormais célèbre chanson reprise par les supporters du monde entier Will Grigg Is On Fire

Qu'ils viennent de l'Eire ou de l'Irlande du Nord, ces derniers ont impressionné, endossant très facilement le costume de meilleurs supporters de cet Euro. Surtout que la "Green Army" a même fait preuve de civilité en ramassant les détritus dans la rue après une nuit de festivité ou en aidant un couple à changer ses pneus. 

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5 bonnes raisons d'être fan des supporters de l'Irlande Crédit Image : dailymotion | Crédit Média : Camille Kaelblen / RTL.fr | Date :

Les pelouses désastreuses

Ç'a été l'une des principales critiques tout au long de cet Euro. Tous les acteurs du tournoi se sont accordés à dire que la plupart des pelouses était dans un piètre état nuisant à la qualité des matches. Glissade, mottes de terre... Les péripéties se sont accumulées à Marseille, Lille ou encore au Stade de France. Après France-Albanie le 15 juin au Vélodrome, Didier Deschamps n'a pas mâché ses mots pour évoquer la qualité du terrain : "C'est un désastre". Sa réaction après Suisse-France au stade Pierre-Mauroy de Lille, où tous les joueurs luttaient pour ne pas glisser ou pour maintenir le ballon bien à terre : "C'est désolant".

La fin des malédictions

C'est bien connu : toute série a une fin. Toutes les équipes qui ont affronté leur bête noire ont réussi à briser la malédiction. La première à lancer cette mode a été l'Allemagne. La Nationalmannschaft a stoppé l'hémorragie face à la Squadra Azzurra en phase finale d'une compétition internationale. En demi-finale, l'Allemagne était cette fois-ci favorite face à une équipe de France qu'elle bat tout le temps depuis 1958. Mais les Bleus, bien emmenés par Antoine Griezmann, ont inversé la tendance.

Mais la fin des malédictions ne s'est pas arrêtée là et les Bleus ont à leur tour été frappés. Alors qu'ils étaient la bête noire des Portugais, Hugo Lloris et ses coéquipiers ont cédé face l'armada conduite par Cristiano Ronaldo. Éliminée en demi-finale de l'Euro 2000 et de la Coupe du monde 2006 par les Bleus, la Selecção a battu pour la sixième fois en vingt-six rencontres son "meilleur ennemi".

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