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Tour de France 2019 : "Oui, j'ai vécu mon plus beau Tour", confie Christian Prudhomme

INVITÉ RTL - En poste depuis 2007, le directeur de la Grande Boucle dresse le bilan de cette 106e édition remportée par le Colombien Egan Bernal et animée par les Français Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot.

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Tour de France 2019 : "Oui, j'ai vécu mon plus beau Tour", confie Christian Prudhomme Crédit Image : JEFF PACHOUD / AFP | Crédit Média : Jérôme Florin | Durée : | Date : La page de l'émission
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Indécis jusqu'au bout, complètement fou sur la fin dans les Alpes avec une étape arrêtée 20 km avant l'arrivée en raison de la grêle et de la boue, le Tour de France 2019 s'est achevé dimanche 28 juillet sur les Champs-Élysées, à Paris, avec la première victoire du Colombien Egan Bernal (22 ans). Quelques heures après le final au coucher du soleil, Christian Prudhomme dresse le bilan de cette 106e édition qui restera dans les mémoires.

Est-ce le plus beau, le plus grand Tour auquel ait assisté le directeur de l'épreuve ? "À titre personnel, dans l'organisation, depuis que je dirige le Tour en 2007, oui certainement, bien sûr, parce qu'il y a eu de l'émotion, c'est surtout le mot qui me vient à l'esprit, de l'émotion pendant trois semaines : les larmes des gens qui voyaient passer Eddy Merckx à Bruxelles jusqu'aux larmes d'Egan Bernal (...) en passant évidemment par les yeux rougis de Julian Alaphilippe sauvant son maillot à Valloire et les larmes de déception de Thibaut Pinot".

"Je pense que l'absence de Chris Froome après sa grave chute du Dauphiné a fait que certains coureurs se sont dit : 'et si j'avais une chance ?', poursuit l'homme de 58 ans. Dans cette porte entrebâillée, Julian Alaphilippe a sauté et a mis les deux pieds, Thibaut Pinot a mis les bras pour essayer d'écarter et d'autres coureurs se sont lancés derrière. Ça a changé énormément de choses, avec des coureurs qui roulent à l'instinct (...) et ça a donné un Tour de France absolument emballant durant trois semaines".

Bernal est un prodige

Christian Prudhomme
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Au final, c'est encore l'équipe Ineos, anciennement Sky, qui s'impose et réalise même le doublé avec le vainqueur sortant Geraint Thomas. "Oui, mais cette fois-ci avec un coureur différent (Egan Bernal, ndlr), tempère Christian Prudhomme, ce jeune colombien de 22 ans, le plus jeune vainqueur du Tour de France de l'après-guerre (...) C'est un prodige, c'est un super grimpeur (...) Il est très jeune, il est talentueux, donc évidemment on peut se dire qu'il va dominer pendant longtemps. En vérité, on n'en sait rien".

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Les Français Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot, eux, ont joué les premiers rôles mais terminent hors du podium (5e place pour le premierabandon pour le second). "Je dis que ça fait mal au cœur, après c'est la règle du jeu mais ça fait mal effectivement mal au cœur. Je crois qu'ils le méritaient (...) Ils nous ont enthousiasmé pendant deux semaines et demi en attaquant partout, en nous surprenant, en mettant de l'audace, en nous faisant plaisir, en se faisant plaisir".

Alaphilippe va sacrément réfléchir dans l'hiver

Christian Prudhomme
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L'ancien journaliste et commentateur du Tour à la télévision a-t-il cru à un moment que l'un des deux pouvait gagner ? "Quand Thibaut Pinot s'est dressé sur ses pédales au col du Tourmalet et qu'il a distancé tous ses adversaires, bien sûr que oui (..) Il était très très fort. Il restera toujours un point d'interrogation : aurait-il pu suivre sans sa blessure Bernal dans le Galibier ?"

Autre interrogation, à propos de Alaphilippe : "Dans quelle direction va-t-il s'orienter pour sa carrière ? A priori il souhaite continuer à être le meilleur mondial qu'il est aujourd'hui sur les classiques (...) Je pense qu'il va quand même sacrément réfléchir dans l'hiver en se disant 'j'ai un punch incroyable, je suis un descendeur phénoménal, il m'en manque juste un petit peu en haute montagne'".

"Suivant les parcours il aura plus ou moins de chances, conclut Christian Prudhomme. Mais on ne fait pas le parcours pour tel ou tel, et je ne voudrais surtout pas qu'on dise que les parcours sont faits pour qu'un Français gagne enfin. Ils gagneront quand ils le mériteront, ils auraient pu gagner cette année. En tout cas ils nous ont fait rêver".

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