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L'homme qui a tué Marie-Thérèse Bonfanti avoue les faits 36 ans après : l'avocate de la famille de la victime raconte l'audience qui a déclaré le crime prescrit

Marie Zafimehy

Le 22 mai 1986, Marie-Thérèse Bonfanti, mère de famille de 25 ans, disparaît à Pontcharra en Isère. L'enquête patine et un non-lieu finit par être prononcé. Pendant des décennies, la famille Bonfanti se bat jusqu'à ce que le dossier soit rouvert en 2020. Deux ans plus tard, Yves Chatain, l'homme devant chez qui sa voiture avait été retrouvée, avoue le meurtre en garde à vue. Grâce à ses indications, le corps de la victime est retrouvé.


Mais lui et son avocat contestent sa mise en examen : pour eux, 36 ans après les faits, le meurtre est prescrit. Débute alors une bataille judiciaire qui s'est terminée en janvier 2026 devant l'assemblée plénière de la Cour de cassation avec une question centrale : peut-on encore juger un meurtre avoué et élucidé trente-six ans après les faits ou bien est-il considéré comme prescrit ?


La plus haute juridiction française a finalement constaté la prescription du crime : le suspect, malgré ses aveux, ne sera jamais jugé. La voix du crime de cet épisode a accompagné les proches de Marie-Thérèse Bonfanti dans cette épreuve. Au micro de Marie Zafimehy, l'avocate à la Cour, Maître Catherine Bauer-Violas raconte comment elle a représenté cette famille "soudée" lors de leur dernier espoir de voir un jour un procès se tenir.