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"Elle a subi l'horreur pendant deux jours" : elle accuse son ex-compagnon de viols conjugaux avec "acte de torture ou de barbarie"

PODCAST - Le 24 janvier 2023, Florence Talbourdet, 23 ans, fuit l’appartement qu’elle partage avec son compagnon après deux jours de violences d’une extrême gravité. Dans cet épisode des "Voix du crime", Maître Fanny Comarmond, son avocate, raconte cette affaire de viols conjugaux commis avec actes de torture ou de barbarie. Florian Oxaran, mis en examen, nie une partie des faits qui lui sont reprochés et a fait appel de sa condamnation en première instance.

Une photo montre une balance symbolisant la justice.

Crédit : Philippe HUGUEN / AFP

Elle dénonce des viols conjugaux avec actes de torture ou de barbarie : une avocate raconte comment elle a défendu une jeune femme victime de "l'horreur"

00:26:20

Marie Zafimehy

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C'est un dossier de violences conjugales qui occupe une place singulière au cabinet de Maître Fanny Comarmond. En janvier 2023, cette avocate accepte de représenter Florence Talbourdet, jeune femme qui a fui l'appartement qu'elle partageait avec son petit ami après deux jours de violences extrêmes. À tel point que les faits seront qualifiés de "viols conjugaux commis avec actes de torture ou de barbarie".

Une qualification rare, qui traduit toute "l'horreur" qu'a vécu Florence Talbourdet. "La torture, on est plutôt sur des faits de violence physique extrêmement graves, explique son avocate. Et la barbarie, on a en plus la caractéristique du dénigrement de la personne humaine, en fait. On essaye de retirer la dignité à la personne."

Cet épisode de violences a commencé selon le dossier, à la suite de la découverte par Florian Oxaran de textos que sa petite amie échangeait avec son ex. Pendant deux jours, la jeune fille raconte avoir ensuite subi viols et coups. "Elle-même ne se reconnaissait plus tellement elle était tuméfiée sur l'intégralité du corps", confie l'avocate dans Les Voix du crime. Florian Oxaran, désormais son ex-compagnon, nie les faits de viols mais reconnaît les violences. 

Elle a subi l'horreur, et clairement - c'est ce qui ressort du dossier - elle aurait pu mourir ces deux jours

Me Fanny Comarmond

Pour Florence Talbourdet, "c'est très difficile, explique Me Fanny Comarmond, parce qu'on sait que la parole de la victime n'est pas facile à obtenir." Elle ajoute : "Disons que les violences, évidemment qu'il ne peut pas les nier. Et donc, c'est vrai que ça aurait été plus simple pour elle s'il n'avait pas nié les viols."

Pour autant, la plaignante souhaite être perçue comme "une survivante" plutôt qu'une victime. "Elle a subi l'horreur, et clairement - c'est ce qui ressort du dossier - elle aurait pu mourir ces deux jours", insiste son avocate. Au commencement du procès qui s'est ouvert en décembre 2025 devant la cour d'Assises des Landes, c'est dans cette optique qu'elle refuse le huis clos. "Elle pense qu'elle ne doit pas avoir honte", précise Me Comarmond.

Les débats mettent au jour une relation de contrôle coercitif avec des violences psychologiques ayant précédé les violences physiques. Une autre femme, ex-compagne de Florian Oxaran, se constitue également partie civile après avoir été contactée par les enquêteurs. Le jeune homme est condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour l'intégralité de ce qui lui était reproché. Il a fait appel de la décision.

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