2 min de lecture Intimité

La composition des tampons est-elle la cause du syndrome du choc toxique ?

Les tampons hygiéniques utilisés pendant les règles ne favorisent pas les chocs toxiques, selon les premiers résultats d'une étude menée à Lyon. Mais les chercheurs alertent sur la dangerosité plus accrue des coupes menstruelles.

Les tampons hygiéniques ne favorisent pas les chocs toxiques
Les tampons hygiéniques ne favorisent pas les chocs toxiques
ArièleBonte
Arièle Bonte
et AFP

Sa recrudescence inquiétait les spécialistes. Mais, "contrairement au tampon Rely, retiré du marché américain dans les années 1980, aucun dispositif ne stimule la production de la toxine qui déclenche le choc toxique", a souligné mardi 4 juillet le Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL).

Ce dernier avait lancé à l'automne une collecte de 700 tampons usagés afin de mener une étude sur le sujet. Selon le professeur Gérard Lina, chef de service aux HCL, "les produits semblent avoir un effet neutre, voire bloquer le développement du staphylocoque", a-t-il expliqué en référence à cette bactérie présente aussi bien dans le nez que dans le vagin et qui peut produire la toxine responsable du choc toxique.

Le choc toxique résulterait plutôt "d'un défaut d'information" sur l'utilisation du tampon, souligne également le professeur Gérard Lina.

Le danger peut facilement se limiter

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont testé les marques les plus utilisées et tenté de reproduire les conditions de culture se rapprochant le plus de l'intérieur du vagin, avec peu d'oxygène.

À lire aussi
Irene milite pour rendre accessible les protections périodiques à toutes les personnes ayant leurs règles société
Elle passe 12 heures sans protections hygiéniques pour exiger leur gratuité

Ils se sont également penché sur l'utilisation des coupes menstruelles, qui présentent selon eux un risque plus accru que les tampons. Ces dernières permettent en effet une arrivée d'air plus importante, donc d'oxygène, ce qui favorise la croissance du staphylocoque.

Pour les tampons comme pour les coupes, le danger peut facilement se limiter. Gérard Lina et François Vandenesch, qui dirige le Centre national de référence (CNR) des staphylocoques, rappellent de ne pas les porter plus de 4 à 6 heures et de les enlever la nuit. "Quand on les utilise correctement, le risque est moindre, mais pas de zéro", souligne le professeur Lina.

Les études se poursuivent

Les analyses des tampons récoltés vont se poursuivre d'ici la fin de l'année. Un appel est par ailleurs lancé aux femmes qui souhaitent participer à une enquête sur leurs pratiques.

Parallèlement, une étude lancée par le CNR et le Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) devrait permettre d'évaluer correctement l'incidence de la maladie, estimée actuellement entre 1 pour 1 million et 1 pour 100.000 personnes.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Intimité Santé
Pour ne rien manquer
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7789223852
La composition des tampons est-elle la cause du syndrome du choc toxique ?
La composition des tampons est-elle la cause du syndrome du choc toxique ?
Les tampons hygiéniques utilisés pendant les règles ne favorisent pas les chocs toxiques, selon les premiers résultats d'une étude menée à Lyon. Mais les chercheurs alertent sur la dangerosité plus accrue des coupes menstruelles.
https://www.rtl.fr/girls/intime/tampons-leur-composition-n-est-pas-la-cause-du-syndrome-du-choc-toxique-7789223852
2017-07-05 11:26:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/cDiA1o-yblTydwx4cPJL_Q/330v220-2/online/image/2017/0705/7789223888_les-tampons-hygieniques-ne-favorisent-pas-les-chocs-toxiques.jpg