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Streaming : comment Disney+ compte détrôner Netflix

ÉCLAIRAGE - Disney+ débarque aux États-Unis ce mardi 12 novembre. Et la nouvelle plateforme de streaming a un objectif clair : passer devant Netflix sur le marché.

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Disney+ : comment la plateforme compte détrôner Netflix ? Crédit Image : Robyn Beck / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Noé Blouin

Disney lance sa plateforme de streaming Disney+ avec un objectif : détrôner Netlfix. Et c'est un coup dur pour ce dernier, puisque la maison-mère de Mickey faisait jusqu'ici partie du fond de catalogue et des produits d'appels de ce nouveau concurrent, avec des séries comme Luke Cage, Jessica Jones ou Iron Fist.

Mais à partir de ce 12 novembre, aux États-Unis et au printemps en France, Disney est
libéré, délivré de Netflix. Et la firme américaine va proposer d'entrée à ses abonnées 500 films et 7.500 épisodes de séries "maison". C'est une autre armada qu'Amazon ou Apple qui sont aussi sur le marché.

Disney, c'est aussi Star Wars, et l'un des événements de ce lancement de Disney+ sera justement une série originale dérivée de la saga de George Lucas. L'entreprise possède également tous les héros Marvel (Spiderman, Iron Man, etc...), la série The Walking Dead, Pixar et Toy Story, Grey's Anatomy...

Bref, c'est un énorme trou dans la coque de l'actuel leader du marché. Un accord prévoit que toutes les productions Disney réalisées entre janvier 2016 et décembre 2018 reviendront dans le catalogue Netflix en 2026. Mais c'est une éternité quand on voit à quelle vitesse évolue le monde du streaming.

Les alliés de Netflix se rebellent

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Pour Disney, c'est une évolution logique d'aller vers le streaming, même inévitable quand on veut garder la main sur sa production de contenu. C'est ce que le PDG du groupe, Bob Iger expliquait en présentant Disney+ : "Je ne pense pas que ce soit un début ou une fin, mais je crois que ça représente une évolution permanente en fonction des nouveaux comportements et une opportunité technologique pour nous", avait-il dit.

Car les productions Disney vont continuer à se décliner dans les parcs et dans les produits dérivés des magasins. Une diversification qui va permettre de rentabiliser ces investissements massifs et que Netflix ne pourra pas faire à la même échelle. Toutes les armées sont en place sur le streaming désormais, comme dans un épisode de Star Wars. On est dans un champ de forces, les alliés de Netflix quittent le vaisseau amiral et se rebellent.

50 milliards de dollars de films et de séries

Cela va maintenant se jouer à coup de milliards et de centimes d'euros. Disney va investir 15 milliards de dollars dans les contenus originaux, Netflix autant, Amazon va mettre 6 milliards, AppleTV aussi... En tout : 50 milliards de dollars par an vont être investis dans les films et les séries. On va produire pour ces plateformes plus que pour les cinémas ou la télé traditionnelle. Et Disney va aussi tenter d'asphyxier Netflix en proposant un abonnement à 6 dollars 99 (2 fois moins que Netflix). De son côté, AppleTV sera à 4 dollars 99 et Amazon est gratuit pour les abonnés au service Prime.

Bref, il y aura une inflation des coûts de production et une déflation du prix des abonnements. Disney ne prévoit pas d'être rentable avant 2024. D'autant que nous, consommateurs, n'avons pas le budget pour nous abonner à toutes ces plateformes et surtout nous n'avons pas un temps de cerveau extensible. Reed Hastings, le patron de Netflix, a d’ailleurs l'habitude de dire que son principal concurrent, c'est le sommeil.

Le plus : une bonne nouvelle sur le front de l'emploi

Le second baromètre Adecco prévoit 3,6 millions de recrutements en France à l'horizon mi-2020. Vous savez que l'intérim est souvent en amont des embauches. Cela confirmerait la lente décrue du chômage. Les taux trimestriels de chômage seront publiés le 14 novembre prochain.

La note : 5/20 au Medef

C'est la rumeur qui court depuis ce week-end : le Medef pourrait changer de nom et s'appeler "Entreprises de France", autrement dit : EdF. Sans doute pour éviter les tensions sociales. Si jamais ce nom est retenu, on finira par s'y habituer, mais disons qu'il y avait peut-être moyen de trouver une idée plus... lumineuse.

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