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Nicolas Bedos raconte la fin de vie de Guy Bedos et signe un plaidoyer pour l'euthanasie

VU DANS LA PRESSE - Dans les colonnes de "L'Obs", le réalisateur du prochain "OSS 117" se confie sur la fin de vie de son père.

Guy et Nicolas Bedos en 2005 à Paris
Guy et Nicolas Bedos en 2005 à Paris
Crédit : PIERRE VERDY / AFP
Capucine Trollion
Capucine Trollion
Journaliste

Un an après la mort de Guy Bedos, le 28 mai 2020, son fils Nicolas Bedos se confie sur sa douloureuse fin de vie dans un texte poignant pour L'Obs. Il y révèle, entre autres, "avoir aidé son père à mourir". Un plaidoyer pour le droit à l'euthanasie, toujours en débat en France.

"Ce n’est pas le chagrin qu’il s’agit de livrer ici, c’est la question du choix, c’est la violence des épreuves imposée, en plus du reste, par la loi", commence Nicolas Bedos dans sa tribune publiée ce 12 mai. En avril 2020, Guy Bedos, atteint de la maladie d’Alzheimer, "ne mange plus depuis des semaines, la maladie, le confinement, la confusion", décrit le réalisateur du prochain OSS 117. "Ma mère, à bout de nerfs et de vigilance, est extirpée de son demi-sommeil par des cris. Tant bien que mal, elle le soulève, le rassure, le borde. Elle déteste le ramasser. Elle déteste le voir détester qu'elle le ramasse, supporter ce regard où se mélangent toujours la détresse et l'orgueil", poursuit-il. 

Et lorsque Nicolas Bedos demande alors à son père s'il souhaite partir : "Il me répond par un silence, balancé droit dans les yeux. Nous en sommes réduits à traduire ce qu'il ne dit plus". Par l'association ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) dans laquelle il était engagé, Guy Bedos avait rencontré un certain "Docteur T" qui avait promis de l'aider à partir "le temps venu".

Une dernière nuit "bouleversante"

Le moment venu, la famille ne parvient pas à contacter le "Docteur T". C'est un autre médecin qui prescrit alors une “ordonnance de Rivotril, un antiépileptique couramment utilisé dans ces cas-là”. "Je me revois sur mon scooter, me rendant à la pharmacie pour acheter la mort de l'homme que j'aime le plus au monde", avoue Nicolas Bedos dans sa tribune. 

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Le "Docteur T" contacte alors la famille et se rend au chevet de Guy Bedos. Le praticien explique que Guy Bedos est "trop lucide" pour être euthanasié et qu'il repassera donc le lendemain. “La nuit suivante sera la dernière. Longue. Bouleversante. Le lendemain, le flacon est plein. Mon père n'en a pas eu besoin pour offrir à son médecin l'état somnolent apparemment nécessaire à une intervention - qui eut lieu vers 17 heures", se souvient le réalisateur. “Il aura donc fallu qu'il baisse entièrement le rideau et ne pèse plus que quelques kilos pour que la société daigne choisir 'le jour et l'heure'", conclut-il.

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