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Amber Heard
Crédit : AFP
Elle avait quasiment disparu depuis depuis quatre ans. Discrète depuis sa condamnation, Amber Heard a accordé une interview dans le cadre du documentaire Silenced, présenté le samedi 24 janvier au festival de Sundance. Il s'agit de sa première participation à un film depuis Aquaman and the Lost Kingdom en 2023. Face à la réalisatrice Selina Miles, l’actrice américaine de 39 ans est revenue sur les conséquences personnelles et publiques de son exposition médiatique et de son engagement judiciaire.
Dans cette production, Amber Heard insiste sur sa volonté de se mettre en retrait. "J’ai perdu ma capacité à parler. Je ne suis pas là pour raconter mon histoire. Je ne veux pas raconter mon histoire. Je ne veux plus utiliser ma voix" selon des propos relayés par le magazine américain Variety, évoquant le coût émotionnel de sa prise de parole passée.
La star explique avoir un temps cru que parler permettrait de clarifier les faits, avant de réaliser que la situation pouvait même empirer, notamment avec la vague de cyberharcèlement et déferlement médiatique sur l'affaire.
Silenced s'attaque à montrer la manière dont les des procédures judiciaires longues et coûteuses sont utilisées en réponse à des accusations d’abus. Pour l'occasion, Amber Heard est revenue sur le procès intenté en 2020 par Johnny Depp, contre le journal britannique The Sun qui l'avait qualifié de "frappeur de femmes", qui s’était soldé par la défaite de l’acteur des Pirates des Caraïbes. Puis, deux ans plus tard, sur celui engagé contre elle face à son ex-mari, qu'elle avait accusé de violences conjugales. Elle avait alors été condamnée à verser 15 millions de dollars de dommages et intérêts à l'acteur pour diffamation.
Le documentaire a notamment suivi les trajectoires d’autres femmes confrontées à des poursuites similaires, comme Brittany Higgins en Australie, la journaliste colombienne Catalina Ruiz-Navarro ou encore l’avocate sud-africaine Sibongile Ndashe. Toutes ont raconté la manière dont ces procédures ont freiné, voire réduit au silence, leur engagement public.
Présente dans le film, l’avocate spécialisée en droits humains Jennifer Robinson a, dans ce sens, alerté sur l’effet dissuasif de ces procès et a posé une question centrale : que vaut la liberté d’expression si seules les personnes disposant de moyens financiers suffisants peuvent se défendre ? Pour l’heure, le documentaire n’a pas encore trouvé de distributeur, mais son passage au festival de cinéma Sundance 2026 a relancé le débat sur les dérives judiciaires post-#MeToo.
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