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Insultez sans fautes !

De l’intérêt d’avoir un minimum d’orthographe, même pour commettre des actes délictueux. La preuve par les faits divers, avec Muriel Gilbert.

Les gros mots
Les gros mots
Insultez sans fautes !
00:02:35
Insultez sans fautes !
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Muriel Gilbert - édité par Venantia Petillault

Amis des mots… ça fait un petit moment que j’hésite à faire cette chronique, parce que je vais être obligée de dire des gros mots, et vous savez que ce n’est pas trop mon truc (à l’antenne du moins…). Quoi qu’il en soit, il y a quelques semaines, la presse régionale s’est fait l’écho d’une nouvelle qui m’a réjouie au plus haut point parce qu’elle prouve le caractère indispensable pour tous, et je dis bien "pour tous" d’une orthographe au moins un peu acceptable. 

Ça s’est passé dans les Côtes-d’Armor. "Les histoires d’amour finissent mal, en général", chantaient les Rita Mitsouko. C’est une histoire d’amour qui finit mal. Le monsieur n’est pas content du tout, ce qui est parfaitement son droit, mais il lui prend l’idée saugrenue d’exprimer son mécontentement par un tag peint à la bombe sur le mur de la maison de la dame qui l’a éconduit, et ça, c’est interdit. D’autant qu’il a tagué une injure – celle qui commence par sal et qui finit par ope. 

La dame s’en est assez naturellement plainte aux gendarmes, mais devant eux le monsieur a nié farouchement être l’auteur de la dégradation. Alors ils lui ont demandé d’écrire le mot sur un morceau de papier. Et là, il était fait comme un rat : il a écrit le mot avec deux P. 

"Omar m'a tuer"

Comme sur le mur. Il avait signé son forfait aussi sûrement que si on avait relevé son empreinte ADN ! Comme quoi, même pour se livrer aux activités les plus répréhensibles, il est prudent de faire un tout petit peu attention à son orthographe. 

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Mais il n’y a pas que les délinquants qui fassent des fautes d’orthographe, loin de là. Il y a aussi ceux qui les jugent… Il y a quelques années, un détenu d’une prison du Vaucluse a été libéré à la place d’un autre qui portait presque le même nom que lui. On devait libérer un Abbassi avec deux B, et à cause d’une coquille de la justice, on a libéré son presque-homonyme Abassi avec un seul B, qui avait encore pas mal d’années de prison à purger. 

Et, pour rester dans la chronique judiciaire, il y a le célèbre "Omar m’a tuer"…
Écrit "tuer", au lieu de "tuée", qui a rendu évident pour tout le monde le fait que la pauvre femme assassinée, qui avait une excellente orthographe, n’avait pas pu écrire cette phrase avec son sang comme l’assassin, sans doute, avait essayé de le faire croire. 

Ou bien, pour sortir des crimes et des délits, j’avais évoqué en 2017 ou 2018 cette faute sur le maillot de foot officiel de Montpellier, imprimé à des milliers d’exemplaires, où le nom de la ville avait été écrit avec un seul L. Une coquille qui avait coûté une petite fortune au club. Bref, l’orthographe, c’est ca-pi-tal. CQFD !

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