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Elon Musk autorisé à commercialiser son Internet de l'espace Starlink en France

Le régulateur des télécoms a attribué des autorisations de fréquences au service d'Internet spatial lancé par SpaceX qui ambitionne de mettre fin aux zones blanches dans le monde grâce à une constellation de petits satellites en orbite autour de la Terre.

Les soixante premiers satellites de la constellation Starlink sont visibles depuis la Terre
Les soixante premiers satellites de la constellation Starlink sont visibles depuis la Terre Crédit : Marco Langbroek / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

On l'aperçoit parfois dans le ciel nocturne. Un train lumineux fait de petits points blancs qui défilent au-dessus de nos têtes alignés les uns derrière les autres : la constellation de satellites de l'Internet Starlink de SpaceX

De plus en plus fournie au fil des lancements, par grappe de 60 satellites attachés au sommet d'une fusée Falcon 9, la constellation compte aujourd'hui près d'un millier d'appareils en orbite à 550 kilomètres au-dessus de la Terre. Elle devrait en compter plus de 40.000 à 1.000 kilomètres d'altitude d'ici six ans. 

L'objectif est de mailler le ciel afin d'offrir un accès à Internet partout sur la planète avec un temps de réponse très rapide, permis par l'amplitude relativement basse des satellites. Un service qui pourrait remédier aux besoins de connectivité des populations des zones rurales et des régions qui n'ont pas accès à la fibre ou à du haut débit filaire.

L'Internet satellitaire Starlink est testé depuis cet automne aux États-Unis auprès d'une dizaine de milliers d'utilisateurs des régions reculées du pays. Pour un abonnement à 99 dollars par mois et l'achat d'un kit de connexion facturé 500 dollars, les utilisateurs peuvent profiter de débits allant de 50 à 150 mégabits par seconde et une latence de 20 à 40 millisecondes.

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SpaceX ne compte pas s'arrêter au marché nord-américain. L'entreprise spatiale d'Elon Musk a entrepris des démarches pour pousser son service dans toutes les régions du globe d'ici l'année prochaine. Y compris en France, où le projet vient de franchir une nouvelle étape, ouvrant la voie à une commercialisation prochaine du service sur le territoire. 

Trois sites déjà autorisés en France

L'Arcep vient d'attribuer des autorisations de fréquence à SpaceX pour permettre au réseau Starlink d'exploiter ses stations passerelles et ses terminaux utilisateurs. 

Dans un communiqué publié le 18 février, le régulateur des télécoms indique que les petites paraboles, qui feront partie du kit des abonnés au service, utiliseront les fréquences des bandes 10,95-12,70 GHz pour transmettre un signal de l'espace vers la Terre et la bande 14-14,5  GHz pour faire le chemin inverse.

Pour se connecter au réseau terrestre, le réseau Starlink a besoin de stations relais au sol, les passerelles "Gateway". Équipées de dômes électriques et de grandes antennes, ces dernières s'appuieront sur la bande 17,8-19,3 GHz de l'espace vers la Terre et la bande 27,5-30,0 GHz dans le sens inverse.

Trois stations relais ont déjà été autorisées en France à Villenave d'Ornon, en Gironde, Gravelines, dans le Nord, et Saint-Senier-de-Beuvron, dans la Manche. Mais à l'instar de la 5G, le projet ne fait pas l'unanimité dans ces localités. La mairie de Saint-Senier-de-Beuvron, dans la baie du Mont-Saint-Michel, s'inquiète des conséquences pour ses terres agricoles et s'y oppose par précaution.

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