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Nouvelle carte d'identité numérique : à quoi va-t-elle ressembler ?

ÉCLAIRAGE - De la taille d'une carte de visite, la nouvelle carte d'identité embarque un hologramme et une puce contenant des données biométriques pour limiter la falsification. Elle sera déployée sur tout le territoire à partir du 2 août.

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Nouvelle carte d'identité numérique : à quoi va-t-elle ressembler ? Crédit Image : AFP | Crédit Média : Guillaume Chièze | Durée : | Date : La page de l'émission
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

La carte d'identité change d'ère et passe au numérique. De la taille d'une carte bancaire, embarquant des données biométriques et ultra-sécurisée, la nouvelle carte d'identité doit être présentée mardi 16 mars par la ministre chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa. Elle sera d'abord expérimentée dans l'Oise, en Charente Maritime et à La Réunion avant d'être progressivement déployée sur tout le territoire où elle doit être généralisée à partir du 2 août, conformément au règlement européen en vigueur. 

Plus petite que l'ancienne, la nouvelle carte s'offre un relooking : un fond bleu ciel remplace le ton vert original et la photo d'identité est désormais recouverte par un hologramme dont les couleurs changent en fonction de la lumière, comme sur les passeports biométriques, afin de répondre aux règles internationales contre la falsification de documents.

Mais la principale nouveauté, c'est la puce intégrée, la même que sur une carte bancaire, qui la rend encore plus sécurisée. Ce composant électronique renferme deux empreintes digitales et la photo du visage du propriétaire sous une forme numérisée, comme c'est déjà le cas sur les passeports biométriques. Ce dispositif est censé rendre le document unique et infalsifiable. Un QR code contiendra aussi le nom, le sexe et le lieu de naissance du détenteur de la carte. Pour des raisons de sécurité, la validité du titre est ramenée de 15 à 10 ans.

Le retrait des empreintes de la base possible après 90 jours

Officialisée dans un décret publié au Journal officiel samedi 13 mars, la nouvelle carte a reçu le feu vert de la Cnil. Mais le gendarme des données personnelles s'est interrogé sur la durée de conservation des données biométriques, fixée à 15 ans contre seulement 3 mois selon le droit européen. 

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Dans un entretien au Parisien, Marlène Schiappa a assuré que les personnes qui ne souhaitent pas que leurs empreintes figurent dans la base centralisée pourront demander leur retrait au bout de 90 jours.

Cette nouvelle carte doit faire entrer l'État dans l'ère de la dématérialisation de l'identité. À terme, elle doit servir de sésame pour faciliter les démarches administratives en ligne sur les sites des services publics et privés nécessitant une forte authentification via l'identité numérique sécurisée de l'État et le programme Alicem, notamment.

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