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Espace : pourquoi l'astronaute Claudie Haigneré a failli ne jamais partir

Le 17 août 1996, Claudie André Deshays, épouse Haigneré, entre dans l'Histoire en devenant la première Française à aller dans l’espace. Elle part alors pour une mission de 16 jours, appelée Cassiopée, pour la station russe Mir.

L'astronaute Claudie Haigneré au micro de RTL
L'astronaute Claudie Haigneré au micro de RTL
Crédit : Capture d'écran RTL
Claudie Haigneré : le jour où elle est devenue la première femme française dans l'espace
42:29
Flavie Flament
Flavie Flament - édité par Capucine Trollion

Le 17 août 1996, à Baïkonour, au Kazakhstan, il est 15h, 17 minutes, et 17 secondes. Les moteurs du lanceur Soyouz sont allumés, la fusée qui pèse 360 tonnes décolle du pas de tir sous des applaudissements nourris.

À son bord, dans un espace confiné, l’ingénieur Alexandre Yourevitch Kaléri, le commandant Valeri Grigorievitch Korzoune et Claudie André Deshayes, devenue Claudie Haigneré. À 39 ans, l’astronaute française entre dans l’histoire et devient la première femme européenne à aller dans l’espace. Le lancement est parfait. Dans deux jours, la capsule viendra s’amarrer à la station spatiale orbitale russe, Mir, pour une mission de 16 jours appelée Cassiopée
 
De là-haut, Claudie André Deshayes dira que le spectacle de la Terre est mille fois plus beau que ce qu’elle avait pu imaginer, et que c’était le rêve de sa vie qui se réalisait. Pourtant, il s’en est fallu de très peu pour qu’elle passe à côté, car quelques jours avant, Claudie André Deshayes a failli voir s’écrouler ses ambitions et rester sur Terre. "Dans les 15 jours qui précèdent un vol, vous partez à Baïkonour. Il y a une phase de quarantaine pour justement être à l'abri de toute contamination potentielle, les derniers entraînements et les derniers examens médicaux", démarre Claudie Haigneré dans Jour J, la nouvelle émission de Flavie Flament. 

Quand un membre est touché, la sanction est collective

"Et là effectivement, mon commandant d'équipage, à l'époque, présente une petite anomalie sur son électrocardiogramme. Il partait pour une mission de longue durée, donc tombe la sanction à quelques jours du vol : il ne pourra pas partir. Ne pourra pas partir non plus le deuxième membre d'équipage qui est l'ingénieur de la mission, parce qu'ils se sont vraiment entraînés ensemble sur des tâches très complexes", poursuit l'astronaute. 

En tant que troisième membre d'équipage, le sort de Claudie Haigneré est alors "en balance", car lorsqu'un des membres d'une équipe affiche une problématique, la sanction est pour toute l'équipe. "A priori oui, classiquement ça devrait se passer comme ça", ajoute Claudie Haigneré. "Là, c'était un vol scientifique très particulier pour lequel j'avais été formée, pour lequel j'avais des compétences particulières sur ces sujets de science du vivant et d'interactions avec la communauté scientifique, donc j'étais à ce moment-là, LA bonne personne et celle qu'il fallait envoyer", conclut en souriant Claudie Haigneré.

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Tous les jours dans Jour J , de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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