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L'application TikTok (illustration)
Crédit : AFP
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Un accord de TikTok, annoncé ce mercredi 28 janvier, a pris de court la cour californienne. Il s'agit, plus précisément, d'un arrangement intervenu juste avant l’examen d’un dossier clé, choisi pour évaluer la gestion des milliers de plaintes similaires déposées aux États-Unis contre les géants de la tech. Une semaine plus tôt, Snap Inc., éditeur de Snapchat, avait également fait le choix de signer un accord pour éviter de comparaître devant la justice.
Pour traiter ces litiges de masse, une plainte a été choisie. Ainsi, le procès, qui a débuté ce mardi 27 janvier, a reposé sur celle d’une Californienne de 19 ans, identifiée sous les initiales K.G.M. Son dossier a été sélectionné comme cas test dans une vaste procédure visant TikTok, Meta et YouTube. Les plaignants ont notamment accusé ces plateformes d’avoir sciemment conçu leurs applications - et surtout leurs algorithmes de recommandation personnalisés - pour maximiser le temps passé à l’écran, au détriment de la santé mentale des jeunes utilisateurs.
La plaignante a affirmé avoir commencé à utiliser YouTube à 6 ans, Instagram à 11 ans, Snapchat à 13 ans et TikTok à 14 ans. Celle-ci a estimé avoir développé une addiction à ces plateformes, qu’elle a jugé responsables d’un état dépressif, d’une anxiété accrue, de troubles de la perception du corps et de pensées suicidaires. De nombreuses études ont, ces dernières années, mis en lumière les effets délétères des réseaux sociaux sur certains jeunes utilisateurs.
Après les accords conclus par TikTok et Snapchat, seuls Meta, propriétaire d’Instagram et Facebook, et Alphabet, maison mère de YouTube, restent, eux, concernés par ce premier procès. "Il n’y a pas de dialogue en cours pour l’instant avec Meta et YouTube", a déclaré à l’AFP Mark Lanier, l’un des avocats de la plaignante. Le procès a débuté par la sélection du jury populaire, prévue jusqu’au vendredi 30 janvier, avant l’ouverture des débats la semaine suivante.
Jusqu’à présent, les grands réseaux sociaux ont largement échappé aux poursuites grâce à la section 230 du Communications Decency Act, qui limite leur responsabilité concernant les contenus publiés par les utilisateurs. Pour contourner cet obstacle, les avocats ont choisi une autre stratégie : attaquer la conception même des produits, une approche qui rappelle les procédures menées contre l’industrie du tabac dans les années 1990 et 2000.
Les débats devraient durer de six à huit semaines et faire comparaître plusieurs dirigeants de la tech, dont le PDG de Meta, Mark Zuckerberg. L’issue du procès pourrait faire jurisprudence pour les nombreuses procédures similaires en cours. Deux autres dossiers tests sont prévus en avril et en juin prochain, tandis qu’un procès d’ampleur nationale pourrait se tenir au second semestre 2026 devant une juge fédérale d’Oakland.
Ce procès s’inscrit dans un contexte de durcissement mondial de la régulation des réseaux sociaux, illustré notamment par l’interdiction des plateformes aux moins de 16 ans entrée en vigueur en Australie fin décembre. Sous pression, plusieurs entreprises ont renforcé leurs dispositifs de protection des mineurs. Instagram a lancé en 2024 des comptes pour adolescents, tandis que Snapchat, YouTube et TikTok ont également annoncé des mesures de protection renforcées.
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