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"Une eau pas conforme aux normes pour les pesticides" : deux ONG assignent l'État en justice

Deux ONG ont annoncé, ce jeudi 23 avril 2026, poursuivre l'État devant le tribunal administratif de Paris afin qu'il "respecte son devoir de protection de notre ressource en eau potable", qu'elles estiment menacée par les pollutions agricoles.

Pour parvenir à leurs fins, les malfaiteurs ouvrent les robinets en précisant qu'ils vont injecter des produits nocifs, puis demandent à la victime de rassembler ses objets de valeur pour qu'ils ne soient pas dégradés.

Crédit : CHAMUSSY/SIPA

"Une eau pas conforme aux normes pour les pesticides" : deux ONG assignent l'État en justice

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Nathan Bocard & AFP & La rédaction numérique de RTL

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L'eau du robinet n'est pas toujours bonne à boire. En tout cas, pas partout. Deux ONG ont décidé d'assigner l'État en justice afin de faire respecter le droit d'avoir accès à une eau potable de qualité. France Nature Environnement (FNE) et l'Association Citoyenne Laïque des consommateurs estiment que cette eau est menacée par les pesticides et les pollutions agricoles.

Le recours, déposé mercredi 22 avril 2026 au tribunal administratif de Paris, "vise à engager la responsabilité de l'État du fait de sa carence fautive dans la protection des captages et lui demander de mettre en œuvre une série de mesures de protection, et de réparer le préjudice écologique".

Depuis 1980, près de 15.000 captages d'eau potable ont été fermés en raison principalement d'une qualité dégradée. "En 2024, on a 28 millions de personnes qui ont bu une eau qui, au moins une fois dans l'année, n'était pas conforme aux normes pour les pesticides", ajoute Pia Savart, juriste chez France Nature Environnement, à notre micro.

Que faire maintenant ?

Si les normes de pesticides sont dépassées dans de nombreuses stations, c'est particulièrement le cas dans le Nord de la France. "C'est lié au fait qu'il y ait des grandes cultures qui sont logiquement assez consommatrices d'herbicides", explique la juriste. En effet, ces produits épandus dans les champs ruissellent ensuite jusqu'aux rivières et nappes phréatiques, où est ensuite puisée l'eau qui, après traitement, alimentera les robinets.

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L'ONG qu'elle représente demande, en premier lieu, un accès à l'information. "En tant que citoyen, c'est extrêmement compliqué d'avoir des informations sur l'état de son captage", regrette Pia Savart. Puis, la FNE souhaite voir advenir des "mesures effectives de protection de nos captages"

Ce recours intervient au moment où le gouvernement vient de présenter une loi d'urgence agricole censée répondre à la colère des agriculteurs. Le texte a suscité de vives réactions d'ONG environnementales, en particulier contre son volet sur la gestion de l'eau. 

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