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Comment la France est passée de sols gorgés d'eau à la sécheresse en seulement deux mois

Les premières restrictions d'usage de l'eau commencent à être mises en place alors qu'il y a deux mois la France avait les pieds dans l'eau. Que s'est-il passé ?

La ville de Saintes, en Charente-Maritime, sous les eaux après la crue de février 2026

Crédit : Philippe LOPEZ / AFP

Comment la France est passée de sols gorgés d'eau à la sécheresse en deux mois

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Marina Giraudeau

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Les préfectures des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime ont pris la semaine dernière des arrêtés de restriction d’usage de l'eau sur certaines localités car les sols sont trop secs. Une décision qui peut interpeller sachant que l'on sort d’un hiver particulièrement pluvieux, notamment sur les départements de l’ouest souvent placés en vigilance pluie-inondation et/ou crue.

Le manque d'eau concerne seulement la surface des sols (à moins de deux mètres de profondeur) et non les nappes phréatiques où l'eau se situe plus bas. 

Le 19 février, la carte d'humidité des sols en métropole était complètement bleue, signifiant un excédent d'eau selon Météo-France. Le 19 avril, elle a viré au rouge (à part en Méditerranée et en montagne) signifiant une sécheresse.

En avril il n'est tombé que 3 mm de pluie à Beauvais et à Dunkerque

Le manque de pluie est une explication mais il n’est pas la seule raison de cette sécheresse. A l’échelle de la France, le déficit de précipitations est important, surtout sur les régions du Nord.

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A Beauvais et à Dunkerque, il n’a plu que 3 mm en avril alors que la moyenne mensuelle à cette époque de l'année est d'une quarantaine de millimètres. Certes le mois n’est pas terminé mais les prévisions à sept jours n’annoncent que du temps sec.

Parmi les autres raisons il y a le soleil, qui à cette époque de l'année, chauffe plus fort. Les températures sont plus élevées donc l’eau s’évapore beaucoup plus vite que l’hiver.

Un mois d'avril particulièrement chaud

D'autant plus que ce mois d’avril est particulièrement chaud, des records de douceur ont été battus en Bretagne, en Aquitaine et en Auvergne. Et ces derniers jours, les températures sont même estivales dans le Sud-Ouest, entre 26 et 30°. L’évaporation est encore plus forte.

Et si les régions du Nord sont épargnées par la chaleur, elles subissent le vent de Nord-Est - la bise - qui est bien présent en ce moment. Or le vent assèche la terre. C’est un facteur aggravant.

Enfin, le printemps est le moment où la végétation sort de sa dormance donc absorbe l’eau au sol pour se développer. C’est le cumul de tous ces facteurs qui fait que la France est passée de sols gorgés d’eau à des sols secs en surface, en deux mois.

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