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Tiques : les répulsifs sont-ils vraiment efficaces pour se protéger ou pas ?

Avec le retour des beaux jours, il est recommandé de se protéger à chaque balade en forêt. Les tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme. Il existe toute une gamme de répulsifs.

La tique, vecteur de la maladie de Lyme

Crédit : AFP / BERTRAND GUAY

Les répulsifs contre les tiques, efficaces ou pas ?

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Les répulsifs contre les tiques, efficaces ou pas ?

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Aline Perraudin

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Tous les répulsifs ne se valent pas. Certains principes actifs ont fait la preuve de leur efficacité contre les tiques, alors que d’autres reposent davantage sur du marketing que sur la science.

Ceux qui marchent sont les mêmes que ceux qui fonctionnent contre les moustiques. Ils contiennent du DEET, de l’IR3535, de l’icaridine ou un extrait d’huile d’eucalyptus citronné, le citriodiol, encore appelé PMD dans sa forme synthétique. On trouve ces produits en vente libre en pharmacie. Ils présentent souvent un petit sigle représentant un moustique et une tique.

En revanche, attention aux huiles essentielles, comme la citronnelle ou le géranium. Leur efficacité est très limitée dans le temps, environ 10 minutes, car elles sont très volatiles. Par conséquent, elles ne sont pas recommandées. Les bracelets aux huiles essentielles ne sont pas de bonnes protections.

Les répulsifs présentent-ils des risques ?

Ils sont sûrs si on respecte bien les conditions d’utilisation, la bonne quantité, la bonne fréquence… "En général, il ne faut pas dépasser deux applications par jour, précise la docteure Alice Raffetin, infectiologue et spécialiste de la maladie de Lyme. Sinon, on s’expose à un risque d’irritation ou d’allergie. Mais cela peut se produire aussi avec des produits naturels. Les huiles essentielles peuvent aussi être irritantes."

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Est-ce que les répulsifs peuvent suffire à ne pas se faire piquer par une tique ? Ils sont utiles mais ils ne remplacent pas les autres mesures de prévention : porter des vêtements couvrants, de préférence clairs, permettant de repérer plus facilement la tique, mettre des chaussures fermées, les chaussettes par-dessus le pantalon, rester autant que possible au centre des sentiers, examiner sa peau après une balade dans la nature, retirer rapidement une tique si elle est fixée avec un tire-tique, ou à la rigueur avec une pince à épiler.

C’est l’association de toutes ces mesures qui réduit réellement le risque de maladie de Lyme et d’autres infections transmises par les tiques. Mais, comme le souligne l’infectiologue, "même si on est piqué par une tique, le risque de contracter la maladie de Lyme reste faible, de l’ordre de 5% en France. Car toutes les tiques ne sont pas porteuses de la bactérie Borrelia, responsable de la maladie."

Si une plaque rouge, de la fièvre ou d’autres symptômes inexpliqués apparaissent dans le mois qui suit la piqûre, il faut consulter un médecin.

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