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Pesticides, additifs, microplastiques : en 2026, faut-il vraiment avoir peur de ce que l’on mange ? Le piège de l’anxiété alimentaire

Entre pesticides, cadmium, résidus d’hexane, additifs alimentaires et microplastiques, beaucoup ont le sentiment qu’il devient impossible de manger sans risque en 2026. Pourtant, si ces contaminants sont bien surveillés par les autorités sanitaires, ils ne doivent pas faire perdre de vue les facteurs qui pèsent le plus lourd sur la santé : tabac, alcool, sédentarité, sommeil et équilibre alimentaire.

Une femme mange une soupe (photo d'illustration).

Crédit : www.kaboompics.com / PEXELS

Pesticides, cadmium, hexane, additifs... En 2026, on ne peut plus rien manger ?

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Violette Babocsay - édité par La rédaction numérique de RTL

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Pesticides, cadmium dans certaines céréales, résidus d’hexane, additifs alimentaires, microplastiques : à force d’alertes et de révélations, une même impression s’installe chez beaucoup de consommateurs. Celle que tout ce qui arrive dans l’assiette est potentiellement dangereux. En 2026, cette inquiétude est compréhensible. Ces sujets sont très médiatisés, et ils ne doivent pas être balayés d’un revers de main.

Il faut d’ailleurs le rappeler clairement : si les autorités sanitaires surveillent ces substances, c’est bien parce qu’elles peuvent avoir des effets sur la santé lorsque l’exposition atteint des niveaux suffisamment élevés. Le sujet existe donc bel et bien. Mais pour comprendre ce qu’il représente réellement, encore faut-il remettre les risques dans leur contexte.

Tous les risques n’ont pas le même poids

En santé publique, tous les facteurs de risque n’ont pas la même importance. Or, l’attention se porte parfois massivement sur des menaces diffuses, invisibles, complexes, alors que d’autres dangers, beaucoup mieux documentés et bien plus lourds en conséquences, restent au second plan.

L’exemple le plus frappant reste le tabac, responsable d’environ 75.000 décès par an en France. L’alcool provoque lui aussi plusieurs dizaines de milliers de morts. À cela s’ajoutent la sédentarité, le manque d’activité physique ou encore une alimentation trop pauvre en fruits, légumes et fibres, dont l’impact sur la santé est majeur.

À côté de ces grands déterminants, les pesticides, les additifs ou certains contaminants alimentaires soulèvent de vraies questions, mais leur ampleur est souvent plus difficile à mesurer et, dans bien des cas, plus faible que ce que l’on imagine spontanément.

Le piège de l’anxiété alimentaire

Pourquoi ces sujets prennent-ils autant de place ? Parce que les risques invisibles frappent les esprits. Ils nourrissent l’inquiétude, d’autant plus lorsqu’ils sont associés à des scandales médiatiques ou à des noms chimiques difficiles à comprendre. C’est un mécanisme très humain : on redoute souvent davantage ce que l’on ne voit pas et ce que l’on maîtrise mal.

Le problème, c’est que le temps, l’attention et l’énergie sont limités. À trop se focaliser sur la traque de chaque substance indésirable, on peut finir par perdre le sens des priorités. Et parfois même basculer dans une forme d’anxiété alimentaire, avec la peur de tout manger de travers.

Cela ne signifie pas qu’il faudrait cesser de s’intéresser aux pesticides, aux microplastiques ou aux additifs alimentaires. Ces enquêtes, ces contrôles et ces débats permettent aussi de faire évoluer les réglementations et d’améliorer la qualité de l’alimentation. Mais ils ne doivent pas écraser le reste.

Les priorités pour la santé restent bien connues

Sur le fond, les priorités n’ont pas changé. Pour protéger sa santé, les leviers les plus importants restent les mêmes : ne pas fumer, limiter sa consommation d’alcool, bouger régulièrement, dormir suffisamment et conserver une alimentation globalement équilibrée.

Une étude publiée en début d’année, menée sur les habitudes de vie de milliers de personnes et leur lien avec la longévité, l’illustre de manière très concrète. Les personnes qui vivaient un an de plus que les autres dormaient en moyenne seulement cinq minutes de plus par nuit, faisaient environ deux minutes d’activité physique supplémentaires par jour et consommaient une demi-portion de légumes en plus chaque jour.

Autrement dit, de petits écarts répétés dans le bon sens peuvent compter davantage, pour la santé, qu’une obsession permanente pour les contaminants alimentaires. Si l’alimentation est déjà globalement équilibrée, si l’activité physique est régulière, si l’on ne fume pas et si le sommeil est correct, l’essentiel est probablement déjà en place.

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