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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à Davos, le 20 janvier 2026
Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP
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Comment Bruxelles, et plus particulièrement Ursula von der Leyen, peut-elle influencer la présidentielle 2027 ? La présidente de la Commission européenne, souvent surnommée la femme la plus puissante au monde, aura un rôle prépondérant dans les votes d'avril et de mai prochains. Car Ursula von der Leyen est avant tout le punching-ball préféré de certains candidats.
Car l'Europe de Bruxelles, c'est elle. Quand le Rassemblement national et Reconquête dénoncent les décisions prises par l'Union européenne, c'est Ursula von der Leyen qui fait figure de tête de Turc. Présidente de la Commission européenne depuis 2019, cette Allemande de presque 70 ans cristallise toutes les tensions.
Sur le pacte vert, l'immigration, la politique agricole commune, les taxes de Donald Trump sur les produits européens ou encore l'autre gros dossier dont on va entendre parler cet automne et pendant la campagne présidentielle : le budget pluriannuel de l'UE. Un budget 2028-2034 que Bruxelles et les 27 capitales de l'Union tentent de boucler avant la présidentielle française, de peur qu'un nouveau chef d'État ne remette en question la part du fardeau prise en charge par Paris.
C'est toujours le RN qui est regardé avec effroi par Ursula von der Leyen. Parce que même si le RN ne penche plus pour un "Frexit", une sortie de l'Union, Marine Le Pen veut bien revoir le montant des subventions françaises au budget des 27. Jordan Bardella, en juin dernier, promettait une nouvelle architecture européenne, le départ d'Ursula von der Leyen et un partenariat étroit avec les dirigeants d'extrême droite en Allemagne et en Italie.
À l'autre bout du spectre, La France insoumise veut aussi la peau d'Ursula von der Leyen. LFI a déposé une motion de censure contre celle qui se refuse à dénoncer les agissements d'Israël dans la bande de Gaza. Jean-Luc Mélenchon a bien précisé en juin dernier que si son parti remportait la présidentielle, la France ne quitterait pas l'Union européenne, mais qu'il s'opposerait toujours à la présidente de la Commission.
Pendant la présidentielle, elle sera aussi forcément mentionnée par les candidats lors de la question des droits de douane américains. C'est elle qui a dit oui à Donald Trump l'été dernier sur un terrain de golfe écossais à Turnberry, à une taxation supplémentaire de 15% de nos marchandises, sans aucune contrepartie sur les produits américains. Ce que certains lui reprochent : Raphaël Glucksmann évoque une capitulation, d'autres rétorquent qu'elle a réussi à minimiser les dégâts.
Autre sujet : la Corse avec le Mercosur, un accord de libre-échange qui hérisse le poil de nombreux candidats. Le Parlement européen a d'ailleurs voté la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne, mais le traité a déjà été instauré provisoirement par Ursula von der Leyen, ce qui est très critiqué. Emmanuel Macron a notamment évoqué une décision unilatérale.
Enfin, dernier dossier, qui va faire les gros titres pendant la campagne, c'est le déficit excessif de la France. Bruxelles va recommander des mesures d'économie et là aussi, Ursula von der Leyen aura le mauvais rôle dans la campagne.
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