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Paracétamol, morphine... La durée de conservation de 73 médicaments bientôt allongée

Les autorités sanitaires veulent allonger la durée de conservation de certains médicaments pour limiter le gaspillage et mieux anticiper les pénuries. Soixante-treize produits, du paracétamol à la morphine, sont concernés par cette démarche.

Du paracétamol (illustration)

Crédit : MYCHELE DANIAU / AFP

Comment lutter contre le gaspillage dans nos armoires à pharmacies ?

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Arthur Pereira & Jérémy Descours

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Le gaspillage dans les armoires à pharmacie est dans le viseur des autorités sanitaires. Certains médicaments pourraient bientôt voir leur durée de conservation prolongée, avec un double objectif : éviter de jeter des boîtes encore utilisables et mieux faire face aux pénuries.

Au total, 73 médicaments sont concernés par cette démarche lancée par l'Agence nationale de sécurité du médicament. Parmi eux figurent notamment du paracétamol, de la mélatonine, de l'homéopathie ou encore de la morphine, sous forme de comprimés, de crèmes ou de sirops. Pour certains produits, la durée de validité pourrait passer d'un an à cinq ans.

Avant toute évolution, des études de stabilité doivent être menées par 14 laboratoires pharmaceutiques. Elles doivent permettre de tester la réaction des médicaments à l'humidité, à la température et à la lumière, afin de déterminer jusqu'à quand ils restent sûrs et efficaces.

"J'ose espérer qu'on aura un effet positif sur les pénuries"

Pour Éric Myon, pharmacien à Paris et secrétaire général de l'UNPF (Union national des pharmacies de France), cette mesure pourrait aussi avoir un effet sur les tensions d'approvisionnement. 

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"J'ose espérer qu'on aura un effet positif sur les pénuries. Si on a des stocks qui peuvent être fabriqués en plus grosse quantité avec une meilleure date de péremption, ça permettra d'avoir des stocks tampons plus importants, de façon plus cohérente. Si vous demandez d'avoir un stock tampon de six mois mais qui va périmer au bout d'un an et demi derrière, c'est plus compliqué pour l'industriel et ça a un vrai coût", explique-t-il au micro de RTL.

Le professionnel de santé estime toutefois que, pour réduire réellement le gaspillage, il faudra aussi renforcer la prévention auprès des patients et insister sur le bon usage des médicaments.

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