2 min de lecture

Les purificateurs d’air pour contrer les effets de la pollution sur le cerveau, ça marche ou pas ?

Les purificateurs d’air pourraient contribuer à les conséquences de la pollution sur le cerveau. Peuvent-ils vraiment améliorer la santé cérébrale ? RTL fait le point.

Un purificateur d'air

Crédit : Shutterstock

Aline Perraudin

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

En rendant l’air de meilleure qualité, les purificateurs d’air semblent améliorer les fonctions cérébrales. En tout cas, c’est ce que montre une étude récente menée aux États-Unis. Les chercheurs ont recruté près de 120 personnes vivant à Somerville. Cette ville, située entre deux autoroutes importantes, enregistre des niveaux relativement élevés de pollution atmosphérique.

Ils ont observé que l’utilisation d’un purificateur d’air pendant un mois entraînait une amélioration des performances cérébrales chez les participants de 40 ans et plus. Une hypothèse que les chercheurs avancent, c’est que la pollution de l’air pourrait avoir des effets néfastes sur la matière blanche dans le cerveau, cette substance essentielle pour maintenir les connexions entre les différentes régions cérébrales. 

Cela pourrait expliquer pourquoi la pollution atmosphérique est capable d’affecter les fonctions mentales. Selon les chercheurs, son effet est plus marqué chez les adultes de plus de 40 ans. Elle pourrait accélérer le déclin cognitif.

Particules fines

Les chercheurs s'intéressent notamment aux particules fines, issues principalement du trafic routier. Elles peuvent affecter nos capacités intellectuelles, concentration, mémoire, prise de décision… Les purificateurs d’air équipés d’un filtre HEPA certifié, c’est-à-dire à haute efficacité, peuvent nettement réduire la concentration de particules fines à l’intérieur des logements. 

À lire aussi

Cela expliquerait pourquoi ils pourraient être bénéfiques pour le cerveau. Les chercheurs vont poursuivre leurs recherches et regarder si l’utilisation prolongée de purificateurs d’air peut améliorer les fonctions cognitives des personnes particulièrement exposées à la pollution atmosphérique.

En effet, les particules fines qu’on respire passent dans le sang, et atteignent directement le cerveau. Elles favorisent l’inflammation et ce qu’on appelle le stress oxydatif. Des études ont montré que l’exposition à long terme aux particules fines est associée à un risque plus élevé d’AVC, de maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

Pour réduire son exposition, il est conseillé d’aérer tôt le matin, de faire son jogging si possible, quand le trafic automobile n’est pas trop important, tôt le matin ou plus tard le soir, pas trop près des grands axes routiers, en privilégiant les espaces verts. L’utilisation de purificateurs d’air de qualité, avec filtre HEPA, dans les pièces les plus utilisées pourrait également être bénéfique quand on vit près d’un axe routier très fréquenté.

Reste que ces mesures individuelles ne peuvent pas remplacer les politiques publiques visant à améliorer la qualité de l’air.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info