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Le Covid-19 repart à la hausse en France : qui est concerné par la campagne de vaccination à partir du 13 octobre ?

Le Covid-19 connaît une légère reprise en France depuis la rentrée, avec une hausse des consultations et des hospitalisations, sans signe de gravité accrue à ce stade. La campagne de vaccination d'automne doit démarrer à la mi-octobre, avec un ciblage prioritaire des personnes les plus vulnérables.

La campagne de vaccination contre la grippe est en hausse de 17% par rapport à l'année dernière (photo d'illustration).

Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP

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Le Covid-19 repart légèrement à la hausse en France depuis la rentrée, selon les dernières données de Santé publique France. Depuis début septembre, les consultations chez SOS Médecins et les hospitalisations progressent dans toutes les classes d'âge.

Sur la semaine du 14 au 20 septembre, SOS Médecins a enregistré une hausse de 76% des consultations pour suspicion de Covid-19, soit 390 actes supplémentaires. De leur côté, les passages aux urgences ont augmenté de 16% chez les enfants et de 67% chez les adultes.

Cette reprise reste toutefois plus modérée que lors des quatre années précédentes à la même période. Les variants actuellement en circulation ne provoquent pas de formes particulièrement sévères et demeurent sensibles aux vaccins. La campagne de vaccination doit débuter le 13 octobre en parallèle de celle contre la grippe, avec une priorité donnée aux personnes de plus de 65 ans.

Un vaccin pour les personnes les plus fragiles

En 2026, la campagne d'automne est relancée à la mi-octobre en métropole, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. À Mayotte, elle débute dès le mois de septembre, tandis qu'à La Réunion elle est organisée en mai. Cette campagne est menée en même temps que la vaccination contre la grippe.

Il est toujours fortement recommandé aux personnes les plus exposées aux formes graves du Covid-19 de se faire vacciner. Sont considérés comme à risque les nourrissons à partir de 6 mois, les enfants, les adolescents et les adultes souffrant de comorbidités qui augmentent le risque de complications : maladies cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénales ou pulmonaires, diabète, obésité, cancers, transplantation, trisomie 21, troubles psychiatriques ou démence.

Les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les résidents d'Ehpad ou d'unités de soins de longue durée, ainsi que les personnes considérées à très haut risque au cas par cas, font aussi partie des publics ciblés.

Quel schéma vaccinal ?

Au printemps, une dose supplémentaire est fortement conseillée aux personnes les plus à risque. Cela concerne les personnes âgées de 80 ans et plus, les patients immunodéprimés, les résidents d'Ehpad et d'USLD, ainsi que les personnes à très haut risque selon leur situation médicale.

L'objectif est de maintenir une protection suffisante chez les publics les plus vulnérables, en particulier lorsque le délai depuis la dernière injection ou la dernière infection devient important.

Pour les enfants de 5 ans et plus, les adolescents et les adultes, la vaccination repose sur une seule dose de vaccin adaptée à l'âge. Aucun document n'est demandé pour prendre rendez-vous auprès d'un professionnel de santé proposant la vaccination.


Chez les enfants de 6 mois à 4 ans, les règles diffèrent. Si l'enfant a déjà été vacciné ou infecté par le Covid-19, une seule dose suffit. En revanche, pour les enfants qui n'ont jamais été vaccinés ni infectés, le schéma vaccinal reste fixé à trois doses : deux premières injections espacées de 21 jours, puis une troisième dose huit semaines après la deuxième.

Les vaccins contre le Covid-19 et la grippe peuvent être administrés le même jour, en même temps sur deux sites d'injection différents, généralement dans chaque bras. Si ce n'est pas le cas, aucun délai n'est imposé entre les deux vaccinations.

Quel vaccin est utilisé en 2026 ?

Pour la campagne 2026, les autorités s'appuient sur le vaccin monovalent Comirnaty, conçu à partir de la souche LP.8.1. Ce vaccin doit permettre de répondre au variant XFG, apparu en septembre 2025 après une recombinaison entre les sous-variants LF.7 et LP.8.1.2.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire, avec une surveillance recommandée de 15 minutes après l'injection. Les vaccins contre le Covid-19 sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie. L'injection est remboursée selon les règles habituelles de prise en charge.

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