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"Même pendant le Covid, on n'avait pas eu ça" : sur RTL, l'urgentiste Patrick Pelloux alerte sur la saturation des hôpitaux et craint une forte mortalité à cause de la canicule

Le nombre de morts de la canicule pourrait être "considérable", estime le médecin-urgentiste Patrick Pelloux, dimanche 28 juin, sur RTL. Selon lui, il faut remonter à la canicule pour retrouver de tels niveaux de saturation dans les services d'urgence des hôpitaux.

Patrick Pelloux et Stéphane Carpentier, le 28 juin 2026

Crédit : RTL

Patrick Pelloux, urgentiste pendant la canicule : "Même au niveau du Covid on n'avait pas eu ça"

00:07:14

Quentin Menu & Stéphane Carpentier

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C'est un cri d'alarme. Invité sur RTL dimanche 28 juin, le médecin-urgentiste Patrick Pelloux alerte sur les niveaux de saturation des hôpitaux après plusieurs jours de chaleurs extrêmes et alors que la canicule s'évacue lentement vers l'Est. Selon lui, il faut remonter à 2003 pour retrouver un tel niveau de saturation dans les services d'urgence. "Même pendant le Covid, on n'avait pas eu ça", estime-t-il. Le médecin craint que la situation sanitaire s'aggrave et que le nombre de morts soit aussi "considérable" que celui de 2003 (15.000 décès avaient alors été attribués à la canicule du mois d'août).

Déjà, de premiers indices laissent à penser que le bilan sera lourd. "Il y a eu plus d'une soixantaine de morts sur Paris hier [samedi]", nous indique Patrick Pelloux. "Il y a une surmortalité, c'est net." 

"Je pense que Santé publique France [qui a annoncé dimanche avoir déjà recensé 1.000 décès de plus que la normale depuis mercredi] est en retard. Le temps que toutes les statistiques remontent, il faut un peu de délai", explique le médecin. 

Une mortalité "deux à cinq fois" plus élevée

Le président de l'association des médecins-urgentistes de France et ses collègues ont vu la vague de décès monter dans la semaine. "On a très vite senti qu'on était entre deux fois et cinq fois la mortalité [habituelle]", dit-il. "Nous n'avons même pas commencé la partie, alerte-t-il. Le mois de juillet n'a même pas commencé. On ne sait même pas ce que ça va donner dans les semaines qui vont suivre". 

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Interrogé sur le profil des victimes de cette vague de chaleur historique, le médecin de l'hôpital Necker, à Paris, liste : "Les gens les plus pauvres (...), notamment les sans-domicile fixe", ou encore les très mal-logés (ceux qui vivent sous les toits ou dans les passoires thermiques), les personnes atteintes de maladie chronique, dont les malades psychiatriques (qui prennent "des médicaments qui vont perturber la thermorégulation") et les personnes âgées. "Je crains qu'on arrive à des chiffres aussi considérables" qu'en 2003, alerte le médecin.

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