3 min de lecture

"La Turquie a démocratisé la greffe de cheveux" : pourquoi cette opération esthétique n'est plus taboue en France

Les opérations de greffe capillaire deviennent de plus en plus fréquentes en France, malgré leur prix qui se chiffre à plusieurs milliers d'euros.

Une greffe de cheveux (illustration).

Crédit : Sajjad HUSSAIN / AFP

"La Turquie a démocratisé la greffe de cheveux" : nous avons rencontré un jeune Français qui a sauté le pas

00:03:02

Agathe Landais

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Le sujet était encore tabou il y a peu. La greffe de cheveux a aujourd'hui le vent en poupe. L'opération séduit de plus en plus de Français alors qu'un homme sur deux est touché par la perte de ses cheveux après 45 ans. RTL a suivi le parcours d'un jeune homme qui a sauté le pas, complexé par sa perte de cheveux.

Adrien a commencé à perdre ses cheveux autour de ses 22 ans. Pendant des années, il a dépensé des fortunes en pharmacie et a fini par être obnubilé par son front qui recule progressivement. "J'étais très complexé. J'ai la chance d'avoir les cheveux qui bouclent, du coup je les plaquais à l'avant pour camoufler les trous et le front", confie-t-il au micro de RTL. "Je prenais beaucoup de compléments alimentaires, de shampooings spécifiques…"

Désormais il trouve sa vie "beaucoup plus facile". À 24 ans, il a sauté le pas et fait une greffe de cheveux. "J'ai fait toute la ligne frontale parce que j'avais vraiment les golfes très reculés. Le jour de l'intervention, je suis arrivé et ils m'ont rasé le crâne puis, anesthésié la zone donneuse, à l'arrière du crâne", décrit-il. "Je ne garde pas du tout un souvenir très lourd", ajoute Adrien.

Une tendance de plus en plus commune

Cette opération a tout de même duré une journée entière. Le chirurgien a prélevé un à un chacun des bulbes de cheveux de la zone donneuse pour les replanter dans les zones dégarnies. "Je suis très satisfait du résultat. J'ai la ligne frontale qui est très propre, je fais la coupe que je veux. Psychologiquement, ça change quelque chose. Je ne fais plus du tout attention", se réjouit le jeune homme. 

À lire aussi

Adrien n'a pas peur de parler librement de son opération à son entourage. Pour lui, la greffe de cheveux devient de moins en moins taboue. Une tendance confirmée par Tracy Sahag, présidente du groupe Clinique des Champs-Élysées, qui compte une vingtaine de centres esthétiques partout en France. "C'est vrai qu'il y a une accélération. On a réalisé plus de 1.500 greffes capillaires l'année dernière. On était à 18% de croissance par rapport à l'année d'avant. Là, on est déjà à 28% depuis le début de l'année", énumère-t-elle.

Des prix plus abordables

Selon elle, cela s'explique par la baisse des prix de ces opérations qui les rendent plus accessibles. Les greffes sont plus abordables qu'il y a dix ans. Adrien a payé 5.000 euros pour la sienne. "Une greffe n'est jamais pas chère, en France en tout cas. Il faut compter quand même entre 5.000, 6.000, parfois 7.000 euros. Vous allez en Turquie, c'est 25% de ce prix-là. Donc c'est la Turquie qui a accéléré un peu la baisse des prix", estime Tracy Sahag.

Le président de la Société française des chirurgiens esthétiques, Jonathan Fernandez, observe la même tendance. "À l'époque, on pouvait faire une greffe par semaine. Aujourd'hui, on a une greffe tous les jours", assure le docteur. "La Turquie a démocratisé la greffe de cheveux. Avant, c'était un petit peu les stars, les chanteurs, les acteurs de cinéma… Aujourd'hui, le quidam met un peu d'argent de côté et va avoir accès à une greffe de cheveux", poursuit-il.

Le docteur Jonathan Fernandez affirme recevoir des demandes d'hommes de plus en plus jeunes, qu'il doit parfois refuser. Un patient ne doit pas recevoir de greffe trop tôt, au risque de devoir être opéré de nouveau peu de temps après pour combler les trous.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée