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"Cagoulés, tout en noir, ils masquent leur visage" : qui sont les casseurs en marge du mouvement lycéen, qui font craindre une nouvelle escalade des violences ?

Jeudi 1er octobre, près de 2.000 personnes ont été interpellées en marge des actions de blocage de lycées qui ont été émaillées de violences. Pour la plupart, il s'agit de mineurs.

Des CRS positionnés devant un lycée de Bordeaux lors du mouvement des lycéens le 1er octobre 2026.

Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Mobilisation lycéenne : qui sont les fauteurs de trouble ?

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Maxime Levy

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Qui sont ces jeunes fauteurs de trouble en marge du mouvement des lycéens ? Jeudi 1ᵉʳ octobre, un total de 1.949 interpellations ont été dénombrées par le ministère de l'Intérieur en marge de la mobilisation, soit trois fois plus que la veille. Un chiffre, qui illustre une violence de plus en plus visible aux abords de ces blocages d'établissements. À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a par exemple été incendié quand un camion des marins-pompiers a brûlé à Marseille.
Selon une source sécuritaire haut placée à RTL et d'après nos observations sur le terrain, des perturbateurs extérieurs aux lycées et des casseurs venus profiter de l'occasion pour souffler sur les braises ont été identifiés par les autorités devant les lieux scolaires et sur tout le territoire, alors que l'Union syndicale lycéenne appelait à un "acte deux" en ce début de mois d'octobre.   

"Tous les lycées où il y a eu des dérapages, c'était des éléments extérieurs à l'organisation du blocus. Cagoulés, tout en noir, ils masquent leur visage", explique sur RTL un lycéen gréviste à Nantes. "Ils avaient l'air d'avoir la vingtaine à peu près. Ils avaient des poubelles, des barrières, et ils mettaient tout devant le lycée. C'est choquant", ajoute un deuxième.

"Je sais que ce sont des gens d'autres lycées qui sont venus faire ça. Ça nous décrédibilise aussi. Ça m'a fait mal au cœur de voir mon lycée brûler", confie encore un élève de Nelson-Mandela.


Selon une source sécuritaire à RTL, la présence de ces casseurs explique d'ailleurs pourquoi des proviseurs, des enseignants ont subi des violences ces derniers jours. Il y a eu des tirs de mortier d'artifice, des incendies volontaires, des dégradations et même des pillages. Le tout, avec des cibles qui ne sont plus forcément liées aux lycées : des chauffeurs de bus, des pompiers ou encore des magasins en ont fait les frais.

Essentiellement des mineurs en garde à vue

Pour plusieurs sources, la crainte est celle de voir la violence s'accentuer jusqu'à une apogée mardi prochain, pour la prochaine journée de mobilisation nationale.

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Pour l'heure, la très grande majorité des interpellés restent des mineurs : les chiffres du parquet de Bobigny font état de 92 jeunes de moins de 18 ans sur les 98 personnes placées en garde à vue en Seine-Saint-Denis entre lundi et mercredi. Jeudi devant le lycée Brassens de Villepinte, au nord de Paris, de nombreux adolescents âgés entre 14 et 16 ans faisaient d'ailleurs face aux policiers.

Dans le lot, on retrouve des lycéens, tandis que certains casseurs externes sont mineurs. Évidemment, il est possible que les plus jeunes soient plus simples à interpeller puisqu'ils peuvent avoir moins l'expérience des violences urbaines.

Jeudi, Matignon a dénoncé le fait que LFI était à la manœuvre de ce mouvement. De fait, de nombreuses vidéos montrent ses militants associatifs et des élus faire barrage entre la police et les élèves, prendre le micro appelant à continuer la mobilisation et parfois tenter de raisonner les lycéens pour ne pas qu'ils cèdent à la violence.

En l'état, nous n'avons recensé qu'un seul exemple d'interpellation liée à la formation politique de gauche radicale. En l'occurrence, celle de Ritchy Thibault, ancien collaborateur parlementaire insoumis, arrêté à Saint-Denis jeudi après-midi et soupçonné de provocation à commettre un délit.

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