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Homéopathie : ce qui a changé depuis la fin du remboursement par la Sécurité sociale

Avec la fin du remboursement des produits homéopathiques en 2021, la vente des petites granules blanches a connu une importante chute.

Des tubes d'homéopathie des laboratoires Boiron

Crédit : FRED TANNEAU / AFP

Homéopathie : ce qui a changé depuis la fin du remboursement par la Sécurité sociale

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Nathan Bocard & Alexandre Bozio

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Depuis le 1er janvier 2021, l'homéopathie n'est plus remboursée par Sécurité sociale. Avec cette décision, regrettée par les praticiens concernés, l'État a économisé environ 127 millions d'euros par an. Une somme relativement maigre qui représente un peu moins de 1% de la facture totale payée par l'État annuellement pour rembourser les médicaments. 

Concernant les patients, le syndicat des médecins homéopathes a indiqué que depuis la fin du remboursement, près de 85% des habitués ont continué à utiliser les petites granules blanches. Avant la mesure prise par le gouvernement, un Français sur cinq avait expliqué avoir régulièrement recours à ce type de médecine

C'est néanmoins pour les laboratoires spécialisés dans l'homéopathie que cette mesure a été la plus difficile à encaisser. Les ventes en ont souffert, passant de 126 millions de produits vendus en 2019 à environ 50 millions en 2022. Pouvant être expliquée par le déremboursement, cette chute des ventes pourrait aussi être liée à la hausse des prix des produits. Le tube moyen des granules homéopathiques est passé de 2,45 euros en moyenne en 2019, à 3,80 euros. 

Le groupe Boiron a dû licencier 512 personnes

Invitée au micro de RTL, Valérie Lorentz-Poinsot, la Directrice générale du groupe Boiron, leader du marché français de l'homéopathie, a néanmoins assuré que la demande était encore bien présente. Elle a ainsi indiqué que de nombreux patients continuaient à lui demander de militer pour un retour du remboursement. "J'espère que l'homéopathie sera à nouveau remboursée cette année", a-t-elle déclaré, arguant que les Français y "seraient 86% favorables".

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Pour faire face aux difficultés qu'a connues Boiron à la suite de la décision gouvernementale, Valérie Lorentz-Poinsot a concédé que le groupe avait dû "faire un plan social lourd. 512 personnes ont dû quitter l'entreprise", a-t-elle regretté. "Dans le même temps, nous avons beaucoup innové avec des nouveaux médicaments et des nouvelles présentations". 

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