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Épidémie de méningite au Royaume-Uni : comment se protéger face à la maladie en France

Avec deux décès recensés au Royaume-Uni, la méningite est une infection contagieuse et parfois mortelle. Les personnes touchées souffrent de maux de tête, de nausées et d'éruptions cutanées.

Un adulte atteint de maux de tête (illustration).

Crédit : Thinkstock

Épidémie de méningite au Royaume-Uni : comment se protéger face à la maladie en France ?

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Épidémie de méningite au Royaume-Uni : comment se protéger face à la maladie en France ?

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Jimmy Mohamed - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Le Royaume-Uni fait face à une épidémie de méningite bactérienne sans précédent. Vingt-sept cas, dont deux décès, ont été recensés Outre-Manche. La France compte également un cas. 

Il est normal de s'inquiéter de cette infection des méninges, contagieuse et très grave. Les méninges sont des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Dans une méningite, il faut savoir faire le diagnostic qui repose souvent sur trois signes.

En premier, vous pouvez être concernés si votre température est élevée et qu'elle se situe autour de 38,5, 39, parfois 40 degrés. Le deuxième signe est l'apparition de maux de tête insupportables, bien différents des migraines classiques quand vous avez de la fièvre. Les patients atteints se retrouvent en "chien de fusil", c'est à dire recroquevillés, dans le noir et avec la nuque raide. 

Méningites virales et bactériennes

Les personnes touchées souffrent aussi de photophobie : la lumière leur devient insupportable. Des nausées et des vomissements peuvent accompagner ces maux de tête. On est vraiment très mal quand on a une méningite. Et malheureusement, le paracétamol ne vous soulage pas. 

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Cette maladie se décline en deux types. Les méningites virales sont plutôt fréquentes et la guérison est spontanée. Elles sont douloureuses, mais il n'y a pas de pronostic vital engagé. Les méningites bactériennes, qui sont celles qui touchent le Royaume-Uni, sont plus inquiétantes. C'est notamment une bactérie, le méningocoque, qui donne la maladie. Le risque de mortalité est de 10% et une personne sur cinq touchée aura des séquelles à vie. 

Cette méningite bactérienne s'attrape, comme la grippe, via des gouttelettes de salive. En réalité, 5 à 10% de la population est porteuse de cette bactérie. Elle se localise au fond de la gorge, mais est souvent endormie et n'a donc aucun effet sur notre santé.

Apparition de boutons

On ne sait pas pourquoi, au lieu de rester tranquillement au fond de la gorge, cette bactérie passe la membrane, la muqueuse et le sang pour arriver dans le cerveau et générer de la méningite. Cette infection touche particulièrement les jeunes, plus sensibles. Certains auraient peut-être un petit déficit immunitaire. 

Le méningocoque peut aussi donner une éruption cutanée, par l'apparition de boutons appelés "purpura". Un test simple existe pour savoir si vous en êtes atteints. Il suffit de se munir d'un verre et d'appuyer avec sur la zone où se trouve le bouton. La tâche disparaît normalement avec cette action, car l'éruption cutanée est sensible à la vitropression. Si le bouton persiste en appuyant, il s'agit du purpura. 

Un vaccin existe

Ce n'est pas toujours grave, mais cela devient une urgence vitale quand vous avez de la fièvre. Dans ces cas-là, on a 20 à 30% de mortalité au bout de quelques heures. Il est important de poser le bon diagnostic et d'appeler le 15, et de ne pas oublier ce test du verre. 

Un vaccin contre la méningite existe. Il y a un problème de vaccination en France, à tel point qu'on a dû la rendre obligatoire. Elle reste malgré tout une bonne chose pour protéger les personnes. Plusieurs souches de méningocoque existent : B, A, C, W, Y... 

Un vaccin est obligatoire pour la méningite de type B qui circule. On peut faire un rappel pour les enfants à partir de 15 ans et les adultes jusqu'à 24 ans, puisque les jeunes sont les principaux concernés. En général, on ne fait plus de méningite après 25 ans. N'hésitez donc pas à en parler à votre médecin. 

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