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Coupe du monde 2026 : la sieste pour compenser le mini jet-lag du supporter, ça marche ou pas ?

La Coupe du monde de football a commencé, et avec elle, les soirées qui s'éternisent devant les matchs, les analyses d'après-match et parfois les discussions sans fin sur les réseaux sociaux. Résultat : beaucoup de supporters vont accumuler des nuits plus courtes que d'habitude. La sieste est-elle un bon moyen de récupérer ?

Le Mexicain Roberto Alvarado au milieu des joueurs de l'Afrique du Sud lors du match d'ouverture de la Coupe du monde, le 11 juin 2026 à l'Azteca de Mexico.

Crédit : Yuri CORTEZ / AFP

Aline Perraudin

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Avec la Coupe du Monde qui vient de débuter, beaucoup de supporters vont sacrifier quelques heures de sommeil pour suivre les matchs. La sieste est un bon moyen de récupérer. C’est même la meilleure stratégie. Parce que sans quitter leur canapé, les supporters vont devoir vivre avec plusieurs heures de décalage horaire

Un match qui débute à 23 heures, cela reste gérable. Mais si les Bleus, et les autres équipes que l’on veut suivre, jouent à une heure, trois heures, voire même, à cinq heures du matin, là, notre horloge biologique commencera à être sérieusement bousculée. La sieste peut vraiment aider à compenser ce mini jetlag du supporter.

Une sieste de 20 à 30 minutes maximum

À quel moment est-ce préférable de la faire ? Cela dépend de l’heure de début des matchs que l’on veut voir. Pour des matchs qui vont commencer après une heure du matin, le Dr Loris-Alexandre Mazelin, somnologue, recommande de faire une sieste en fin de journée, par exemple vers 19 heures. Cela va permettre de tenir le coup et de bien profiter du match. Ce n’est pas une recommandation habituelle, mais là on est dans une période exceptionnelle, qui ne va pas durer.

Si on enchaîne les matchs nocturnes et donc les nuits courtes, le spécialiste conseille de passer en mode "navigateur", c’est-à-dire de faire au moins deux courtes siestes dans la journée pour récupérer.

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Dans l’idéal, la sieste doit durer entre vingt et trente minutes maximum, car au-delà on risque d’entrer dans un sommeil profond, et si on se réveille dans cette phase, on ressent ce qu’on appelle "l'inertie du sommeil" : on est vaseux, on se sent fatigué comme si on n’avait pas dormi. Une sieste courte permet au contraire de retrouver de la vigilance.

Un "café-sieste" pour rester éveillé la nuit

Pour être bien d’attaque, on peut opter pour le "café-sieste". Ça consiste à boire une tasse de café juste avant de faire la sieste. Ainsi, on cumule l’effet énergisant des deux : la caféine bloque l’adénosine, une molécule qui au niveau du cerveau, donne envie de dormir, et la sieste permet de l’éliminer. C’est donc un combo gagnant pour rester éveillé en pleine nuit.

Mais il faut accepter qu’on ne sera pas au sommet de sa forme le lendemain. Attention, si on boit des boissons alcoolisées en regardant les matchs en pleine nuit ! Le risque, c’est d’avoir encore de l’alcool dans le sang le lendemain matin quand on va prendre sa voiture pour aller travailler. Cumulé au manque de sommeil, cela accroît le risque d’accident. L’alcool augmente aussi la fatigue.

Les siestes ne compensent pas complètement les nuits trop courtes. Si on sent qu’on accumule trop de fatigue, il faut essayer de sélectionner les matchs prioritaires pour éviter d’enchaîner les couchers tardifs.

De toute façon, le rythme va ralentir automatiquement. Au début d'une Coupe du monde, il y a énormément de matchs, puis le nombre diminue. Cela permet une meilleure récupération.

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