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Violences à Alençon : passe d'armes entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin

Marine Le Pen était en visite à Alençon jeudi 28 octobre, où elle a dénoncé "le laxisme des politiques". Le ministre de l'Intérieur, lui, l'a accusée de mentir.

Marine Le Pen, le 22 septembre 2020
Marine Le Pen, le 22 septembre 2020
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Stéphane Geneste & AFP - édité par Florine Boukhelifa

Une visite deux jours après la nuit de heurts qui a agité un quartier de la ville, pendant laquelle des policiers ont essuyé des tirs de mortiers et treize véhicules ont été incendiés. Marine Le Pen s'est rendue à Alençon, dans l'Orne, jeudi 28 octobre, notamment au commissariat local.

"Pour nous c'est surtout un échec absolument total des gouvernements", y a déclaré la candidate du Rassemblement National à la présidentielle, dénonçant "le laxisme des politiques". "C'est presque devenu une spécialité française que de laisser ces émeutes, qui sont des guets-apens, se dérouler", a-t-elle ajouté.


Des déclarations qui n'ont vraisemblablement pas plu à Gérald Darmanin. Plus tard dans la journée, le ministre de l'Intérieur a accusé Marine Le Pen de "mentir". "Dire qu'il n'y a pas eu d'interpellation, c'est d'abord mentir sur ce dossier", a-t-il déclaré devant la presse, en marge d'une visite à Sarre-Union.

Une attitude "particulièrement irresponsable"

Estimant que cette dernière voulait "manifestement gêner le travail des policiers", Gérald Darmanin, l'a appelée à ne pas prendre "en otage les policiers et les opérations de police". "En faisant ce genre de déplacement et de déclarations, c'est non seulement une insulte aux policiers et aux gendarmes qui risquent leurs vies tous les jours mais c'est, en plus, empêcher les opérations de police", a-t-il insisté, jugeant l'attitude de la candidate du RN "particulièrement irresponsable".

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"Madame Le Pen ne connaît pas ses dossiers", a ajouté Gérald Darmanin, estimant "qu'elle est dans une course à l'échalote à l'extrême droite avec Monsieur (Éric) Zemmour" et "peut se permettre de dire encore une fois, n'importe quoi". "Dans l'exemple précis d'Alençon, (...) c'est parce que la police nationale a fait un travail particulièrement minutieux et courageux, qu'elle a interpellé des trafiquants (...) qu'il y a eu des réactions de violences urbaines", lui a-t-il opposé, lors d'une visite à Sarre-Union où il venait de célébrer la réhabilitation du cimetière juif profané en 2015.

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