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"Cette nouvelle Monique Olivier parle et essaie sincèrement d'aider" : la reconstitution de la disparition de Lydie Logé a permis des avancées

Après sept heures de reconstitution dans le pavillon où Lydie Logé a disparu en 1993, l'avocate a salué la relation qu'a su construire la juge d'instruction du pôle "cold case" de Nanterre, Sabine Khéris, avec l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret.

Monique Olivier, ex-femme de Michel Fourniret.

Crédit : Miguel MEDINA / AFP

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AFP

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La reconstitution de l'enlèvement de Lydie Logé par Michel Fourniret et Monique Olivier, jeudi 12 février, à Saint-Christophe-le-Jajolet dans l'Orne a permis des avancées mais pas de "point final", selon l'avocate des parties civiles Corinne Herrmann. 

Interviewée peu avant minuit après sept heures de reconstitution dans le pavillon où Lydie Logé a disparu en 1993, l'avocate a salué la relation qu'a su construire la juge d'instruction du pôle "cold case" de Nanterre, Sabine Khéris, avec l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, aujourd'hui décédé. 

"Cette nouvelle Monique Olivier parle et essaie sincèrement d'aider", a-t-elle déclaré, "on a une idée plus précise du scénario mais on a encore du chemin à faire". "Il y aura encore des repérages, des fouilles, sans Monique Olivier, ce n'est pas le point final" de l'enquête, a expliqué l'avocate, appelant d'éventuels témoins à se faire connaître. 

"Ca les ramène à la mort de Lydie"

Cette soirée froide et pluvieuse a permis de construire un "album photographique" des souvenirs de Monique Olivier selon Me Herrmann, en faisant rejouer le rôle de la victime et de ses deux agresseurs par des figurants. 

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L'avocate de la famille de Lydie Logé, dont une tante et une cousine ont assisté à cette reconstitution, a indiqué ne pas vouloir "quitter l'espoir" de retrouver le corps de la jeune femme pour "pouvoir lui donner une sépulture" selon le souhait de ses proches. 

Ce moment a été pour eux "une horreur", selon Corinne Herrmann, "ça les ramène à la mort de Lydie dans les mains de ces deux tueurs en série" qu'étaient Monique Olivier et Michel Fourniret. 

Des investigations relancées en 2018

Mère d'un garçon de sept ans, Lydie Logé avait disparu le 18 décembre 1993 à l'âge de 29 ans à Saint-Christophe-le-Jajolet, petit village de 240 habitants, peu après avoir fait des courses de Noël à Argentan avec une amie. 

Alors que deux enquêtes menées de 1994 à 1998 puis de 2004 à 2009 avaient abouti à des non-lieux, les investigations ont été relancées en 2018 après des rapprochements entre des traces ADN issues de composés organiques retrouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l'ADN de la mère de Lydie Logé. Présente dans l'Orne depuis mardi, Monique Olivier, 77 ans, a été interrogée et confrontée à plusieurs lieux de cache possibles du corps de Lydie Logé. Son avocat Richard Delgenes s'est refusé à tout commentaire. 

Un résident du village depuis 1988, Patrick Lecorre, voisin de la maison où la reconstitution a eu lieu, s'est souvenu auprès de l'AFP qu'au "début, on ne parlait que d'une disparition" et, quand le nom de Michel Fourniret est arrivé dans le dossier, "ça a été un choc". 

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