2 min de lecture Violences conjugales

VIDÉO - À l'Assemblée, un député fait le décompte des victimes de féminicides en 2019

Aurélien Pradié, rapporteur de la proposition de loi sur les violences conjugales, a égrené avec émotion le nombre de femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints depuis le début de l'année.

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VIDÉO - À l'Assemblée, un député LR fait le décompte des victimes de féminicides en 2019 Crédit Image : Capture d'écran Twitter / @AurelienPradie | Crédit Média : Christelle Rebière | Durée : | Date :
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

C'est un macabre décompte qu'a fait Aurélien Pradié, député LR du Lot ce jeudi 10 octobre dans un hémicycle quasiment vide. Une, deux, trois... jusqu'à 117. Le rapporteur de la proposition de loi sur les violences conjugales, a égrené avec émotion le nombre de femmes tuées par leurs conjoints depuis le début de l'année 2019. 

"117. Je sais ce que ce décompte peut avoir de glaçant mais il devait résonner ici dans cette Assemblée pour ne pas nous habituer", a-t-il souligné après deux minutes de décompte. "Compter jusqu'à la 117e morte, c'est nous rappeler l'absolue urgence qui est la nôtre", a-t-il ajouté devant la vingtaine d'élus présents.

Les députés ont examiné jeudi sa proposition de loi qui autorise la mise en place du bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents. Aurélien Pradié a pris de vitesse la majorité en plein Grenelle des violences conjugales, les groupes de travail de ce Grenelle devant rendre leurs propositions le 28 octobre. 

Objectif : maintenir les conjoints ou ex-conjoints violents à distance

Le bracelet anti-rapprochement permet de géolocaliser et maintenir à distance les conjoints et ex-conjoints violents par le déclenchement d'un signal, avec un périmètre d'éloignement fixé par un juge. Il existe dans plusieurs pays, dont l'Espagne, où les féminicides ont baissé de manière significative. 

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Le texte d'Aurélien Pradié, soutenu par l'ensemble des groupes parlementaires, a été débattu en procédure accélérée jeudi avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet. Son vote par scrutin public aura lieu mardi prochain. 

"Cette proposition de loi me paraît essentielle, elle recueille le plein soutien du gouvernement", a indiqué la garde des Sceaux : "C'est une réalité insupportable, il nous faut impérativement stopper cette spirale dramatique" des féminicides. Le texte prévoit aussi de donner une limite de six jours au juge aux Affaires familiales (JAF) saisi d'une ordonnance de protection pour mettre à l'abri une personne violentée. Sur ce point, Nicole Belloubet a estimé qu'il faudrait "affiner le dispositif". 

L'ensemble des groupes ont assuré qu'ils allaient voter cette proposition, à "condition de donner des moyens suffisants à la justice", a martelé le communiste Stéphane Peu. 

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