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Le rappeur Naps a été mis en examen le 3 octobre 2021.
Crédit : VALERY HACHE / AFP
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Barbe sculptée, cheveux ras noirs, vêtu d’un jogging blanc, le rappeur Naps a pris place librement sur le banc des prévenus, sous contrôle judiciaire, ce lundi 16 février. Connu pour son tube La Kiffance, il comparaît pour des faits de viol dénoncés par une jeune femme âgée de 20 ans. Les faits se sont déroulés dans un hôtel en 2021 alors que la plaignante dormait, selon ses propos.
En novembre 2024, année de sortie de son album Mec de cité simple, celui qui cumule plus de trois millions d’abonnés sur YouTube, avait publié un communiqué sur ses réseaux sociaux, depuis supprimé, dans lequel il se disait "tarpin serein" face aux accusations.
Mi-janvier, il réagissait encore sur Instagram à un classement des rappeurs aux singles les plus écoutés depuis 2020 dans lequel il est apparu en tête, écrivant : "Les hommes mentent, pas les chiffres !! Gamberge".
L’affaire a débuté par une plainte déposée en octobre 2021. Selon le parquet, la plaignante a expliqué avoir passé la soirée dans la boîte de nuit The Key, dans le 9ème arrondissement de Paris. Invitée par un promoteur avec deux amies, elle y a rencontré le rappeur pour la première fois, après avoir été conviée à sa table.
Vers 4h30, Nabil Boukhobza a proposé de poursuivre la soirée dans son hôtel, situé près de la gare de Lyon. Durant le trajet puis dans la chambre, de l’alcool, du cannabis et du protoxyde d’azote ont été consommés. Les amis du rappeur ont alors progressivement quitté la pièce, laissant l’artiste seul avec les trois jeunes femmes, à qui il avait été demandé de laisser leurs téléphones à l’entrée.
Selon le récit d’Emma*, serveuse en arrêt maladie au moment des faits, tous se seraient couchés dans le même lit, sans se dévêtir, après une nuit de fête. Elle a affirmé s’être sentie "dans les vapes, entre le réveil et le sommeil", lorsqu’elle a senti quelqu’un lui baisser ses sous-vêtements. Celle-ci a dit avoir ensuite été réveillée par "la douleur d’une pénétration vaginale" et avoir tenté de repousser le rappeur. À leur départ de l’hôtel vers 10 heures, l’une de ses amies l’a encouragé à déposer plainte. Des traces d’ADN de l’artiste ont été retrouvés sur ses vêtements et une lésion est constatée au niveau de son hymen.
De son côté, le prévenu a assuré aux enquêteurs qu’il s’agissait d’un rapport consenti, affirmant que la jeune femme aurait "émis des gémissements de plaisir".
La justice a toutefois estimé que la plaignante "était susceptible de ne pas être en état d’exprimer un consentement libre et éclairé", s’appuyant notamment sur les témoignages concordants des deux amies affirmant qu’elle dormait au moment des faits.
Avant l’ouverture de l’audience, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, avocat de la plaignante, a déclaré que sa cliente était prête à "soutenir devant la juridiction les faits de viol qu’elle a dénoncés, avec la même détermination que celle dont elle fait preuve depuis le dépôt de sa plainte".
La défense de Naps a, pour sa part, indiqué vouloir "prouver qu’il est innocent dans cette affaire", tout en réservant ses commentaires à la cour. Après plusieurs jours d’audience, la décision de la cour criminelle de Paris est attendue jeudi 19 février.
En parallèle, l’artiste a également été mis en examen en juillet 2024 dans le Var pour viols et agressions sexuelles à la suite des plaintes de trois jeunes femmes, des accusations qu’il a réfuté.
* Le prénom a été modifié pour préserver l'anonymat.
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