2 min de lecture Emmanuel Macron

SNCF : Emmanuel Macron regrette qu'on puisse "bousculer le quotidien" des Français

Pour la première fois depuis le mouvement de retrait des agents de la SNCF, Emmanuel Macron s'est exprimé sur les perturbations de trafic.

Emmanuel Macron à Mayotte, le 22 octobre 2019
Emmanuel Macron à Mayotte, le 22 octobre 2019 Crédit : Samuel BOSCHER / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Emmanuel Macron n'avait jusqu'à présent pas pris la parole sur les perturbations à la SNCF au début des vacances scolaires. C'est désormais chose faite. La situation de la SNCF "ne justifie pas de bousculer le quotidien de certains de nos concitoyens", a estimé, ce mardi 22 octobre, le chef de l'Etat sur BFMTV.

"Le Premier ministre et les ministres (...) font ce qu'ils doivent faire dans un contexte qui est, on le sait, difficile", a ajouté le président de la République, interrogé depuis Mayotte où il effectue un déplacement. "Je pense que le pays doit débattre, des transformations doivent se conduire aussi parce que nous devons changer beaucoup de choses", a-t-il ditEmmanuel Macron a ensuite ajouté : "Je ne vais pas commenter l'actualité de l'Hexagone et surtout ce que le gouvernement est en train de faire et de bien faire". 

De nombreux agents de la SNCF ont fait valoir leur droit de retrait vendredi après la collision mercredi soir entre un TER reliant Charleville-Mézières à Reims, dans lequel le conducteur était le seul agent SNCF présent, et un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau. Le conducteur, touché à une jambe, a dû porter secours aux voyageurs, parmi lesquels une dizaine de blessés.

Un "détournement du droit de grève", selon Philippe

"Grève surprise" pour la direction de la SNCF, droit de retrait appliqué pour contester un mode de fonctionnement (un seul conducteur par TER) selon les syndicats, le mouvement a fortement perturbé le trafic ferroviaire vendredi et samedi, avant une reprise progressive.

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Samedi, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé un "détournement du droit de retrait" et une "grève sauvage" et "demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi".

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a rappelé mardi sur France Inter que "la SNCF avait annoncé que, puisque le travail a repris, elle ne ferait pas de poursuites" judiciaires. Le trafic devait être quasiment normal mardi, avec "neuf TER sur dix" et un trafic normal pour les TGV et Ouigo, ainsi que pour les RER et Transilien en Île-de-France selon les prévisions de la SNCF.

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