1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Scandale Orpea : ces députés de la majorité qui ne voulaient pas de commission d'enquête
1 min de lecture

Scandale Orpea : ces députés de la majorité qui ne voulaient pas de commission d'enquête

Des dizaines de députés de la majorité et collègues d'Annie Vidal l'ont mise "sous pression" pour éviter une commission d'enquête parlementaire après les faits de maltraitance dans les EHPAD.

Le logo et le slogan de Orpéa à Neuilly-sur-Seine
Le logo et le slogan de Orpéa à Neuilly-sur-Seine
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Scandale Orpea : ces députés de la majorité qui ne voulaient pas de commission d'enquête
00:01:38
Marie-Bénédicte Allaire - édité par Angéline Da Costa

Un an après sa publication, la nouvelle version du livre Les Fossoyeurs, au cœur du scandale Orpea, raconte que la députée macroniste Annie Vidal a fait l'objet de pressions de certains collègues pour avoir demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire. Son auteur, Victor Castanet y raconte les coulisses de son enquête. 

La députée Annie Vidal s'investit depuis longtemps dans la lutte contre la maltraitance. Naturellement, quand a éclaté le scandale Orpea, elle n'a pas hésité pas à signer une tribune pour demander une commission d'enquête parlementaire pour se pencher sur les accusations de mauvais traitements dans les Ehpad. Ce faisant, elle a reçu par la suite des messages d'une dizaine de collègues de la majorité. 
 
Face à cette révélation, la députée concernée s'explique : "certains de mes collègues ont considéré la signature de cette tribune comme inopportune", rapporte Annie Vidal. Elle aurait été la cible de pressions et de reproches tels que "tu n'es pas dans la ligne du groupe", "tu ne devrais pas y rester", "tu n'aurais pas dû signer". 

Pour la députée LaREM qui n'a pas cédé, les arguments de ses collègues sont fallacieux, qui la blâmait, en signant cette tribune, de ne pas rendre "service au président de la République, qui était en campagne pour sa réélection". "C'est me donner bien trop d'importance", juge-t-elle, "c'était là encore un argument disproportionné par rapport à ce qu'il était question". 

Confortée par son président de groupe, Christophe Castaner, Annie Vidal ne démissionne pas. La commission d'enquête parlementaire, qui permet des auditions sous serment et peut déboucher sur des poursuites judiciaires, n'a finalement pas vu le jour. Elle sera remplacée par des "missions flash", dont les pouvoirs et les finalités sont moindres.  

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire