2 min de lecture Assemblée nationale

Réforme des retraites : un long week-end de débats à l'Assemblée nationale

Les députés planchent toujours sur la réforme des retraites, même le week-end.

Le Palais Bourbon (illustration)
Le Palais Bourbon (illustration) Crédit : Joël SAGET / AFP
Raphaël Bosse-Platière
Raphaël Bosse-Platière
et AFP

Comme un jour sans fin à l'Assemblée nationale sur les retraites : les échanges tournaient en boucle samedi, toujours sur l'article 1er du projet de réforme, certains élus de la majorité, "un peu au radar", se disant victimes d'un "syndrome de Stockholm". 

"Je suis assez pantois de voir que cela fait plus de six jours que nous débattons sur des mots (...) au lieu de nous préoccuper du concret de la vie des Français et de ce qu'ils attendent de leur retraite", lâche le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski face à la kyrielle d'amendements des oppositions sur cet article posant les principes généraux de la réforme. 
Depuis lundi, chacun de ses alinéas, chacun de ses termes est disséqué, contesté. Samedi, c'est l'"objectif d'équité" fixé au futur système qui est ciblé, ainsi que l'intention de "garantir aux assurés que chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits". 

"Cette loi n'est pas universelle, qu'on arrête de raconter n'importe quoi", lance l'Insoumise Clémentine Autain, rejointe par Boris Vallaud (PS) qui voit un projet "tout, sauf universel". "C'est de l'enfumage", renchérit le communiste Pierre Dharréville.  C'est "une formule" et ce sera "truffé d'exceptions", anticipe aussi Éric Woerth (LR). "L'universalité n'est pas parfaite, c'est un cap", assume le corapporteur Nicolas Turquois (MoDem), qui renvoie droite et gauche à leurs réformes antérieures. 

Des "marcheurs" ou élus MoDem se disent "frustrés" voire en "colère" et plaident pour avancer dans le texte, objet de 41.000 amendements. "#NeverEndingDebate" (débat sans fin), tweete Anne-Christine Lang, élue LaREM de Paris, présente comme de nombreux élus franciliens réquisitionnés en ce week-end ou l'Assemblée siège à titre exceptionnel. 

Des tensions liées à la fatigue

À lire aussi
Emmanuel Macron, président de la République, le 18 mai 2020 La République En Marche
Municipales et assemblée : "Une nouvelle phase du quinquennat" s'ouvre, selon Bost

"On est tous un peu au radar en ce samedi matin", admet le chef de file MoDem Patrick Mignola. La preuve : Richard Ferrand (LaREM) au perchoir ne l'a même pas repéré. 
La fatigue des jours et des nuits dans l'hémicycle favorise les poussées de tension, comme quand Alexis Corbière entend un "quel clown!" fuser pendant qu'il s'exprime, ou qu'une "marcheuse" reproche du "sexisme" aux socialistes critiquant l'ex-ministre Agnès Buzyn qui n'aurait "pas été efficace". "Ce qui est sexiste, c'est de porter atteinte dans ce projet de loi aux droits des femmes", réplique Laurence Dumont (PS). 

Les amendements filent doucement, rythmés par les demandes de scrutins au pupitre et quelques rappels au règlement. 

Mme Autain demande par exemple si elle a le droit de prendre des photos, les images dans l'hémicycle se répandant sur les réseaux sociaux. "Je souhaite que cette pratique soit proscrite", répond M. Ferrand, qui rappelle aussi que le lieu n'est "ni un campus, ni un camping". 

"Nos week-ends sont peu de choses par rapport à l'enjeu", affirme à l'AFP M. Corbière. M. Vallaud confirme: "On n'a jamais vraiment nos week-ends, on est élus pour ça". Thibault Bazin (LR), lui, pense au 49-3 et "espère juste que ce ne sera pas pour rien". 

L'équipe de l'émission vous recommande
Lire la suite
Assemblée nationale Réforme des retraites
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants