2 min de lecture Réforme des retraites

Réforme des retraites : "Il n'y a pas d'entourloupe", selon Agnès Buzyn

La ministre des Solidarités et de la Santé affirme que le nouveau système de retraites sera "beaucoup plus équitable et beaucoup plus lisible".

Agnès Buzyn, ministre de la Santé
Agnès Buzyn, ministre de la Santé Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Calmer la colère. À quelques semaines de la présentation en juin des conclusions de la concertation sur la réforme des retraites, Agnès Buzyn a affirmé, dimanche 5 mai, qu'il n'y avait "pas d'entourloupe". 

Défendant sur BFMTV, une "réforme de justice", la ministre des Solidarités et de la Santé a assuré que la retraite de demain sera "beaucoup plus équitable, beaucoup plus lisible" et "va pérenniser notre système de retraite par répartition". Jusqu'à présent, ce rapport était attendu en juillet, avant la présentation du projet de loi du gouvernement en septembre.

En attendant, l'âge légal restant fixé à 62 ans, comme le président Emmanuel Macron l'a confirmé, le gouvernement planche sur différents scénarios pour "inciter" les gens "à partir plus tard" à la retraite, a précisé la ministre. "En réalité", cet âge légal de 62 ans, qui "est un totem", "permet simplement à ceux qui le souhaitent à un moment de dire 'stop. Je suis fatigué, je veux partir à la retraite'", dans la mesure où "énormément de Français travaillent déjà beaucoup plus", a observé Agnès Buzyn

Un âge pivot à 63 ou 64 ans

"L'âge pivot", que vise le gouvernement, "ça veut dire que si nous n'avons pas des départs à la retraite à 63 ou 64 ans, en fait le système n'est pas équilibré financièrement", a déclaré la ministre, pour qui cet âge pivot, "c'est simplement un constat budgétaire"

C'est se moquer du monde

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
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Dans un entretien à paraître ce lundi 6 mai, dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger se montre hostile à "l'instauration d'un âge pivot". "Nous alertons le gouvernement : nous ne pourrons pas être d'accord" avec "un tour de passe-passe qui allongerait la durée de cotisation sans le dire par un système de décote", prévient-il. 

Sur BFMTV, le numéro un de la CGT Philippe Martinez a, lui, dénoncé "l'hypocrisie" d'Emmanuel Macron et de son gouvernement sur ce sujet. "Vous avez le droit de partir à 62 ans mais vous n'aurez pas de quoi vivre, donc vous serez obligés de rester jusqu'à 64 ans... ou plus !", s'est-il exclamé. "C'est se moquer du monde", a-t-il tranché. 

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