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Qu'est ce que l'observatoire des violences sexuelles et sexistes en politique ?

L'affaire Damien Abad soulève la question des critères de sélection des ministres. Matignon a affirmé ne pas avoir été informé de ces accusations. Pourtant, l'observatoire des violences sexistes et sexuelles avait déjà révélé l'affaire.

Damien Abad, ancien patron des députés LR à l'Assemblée, est ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées
Damien Abad, ancien patron des députés LR à l'Assemblée, est ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées
Crédit : AFP
Philippine Rouvière Flamand

L'affaire autour du nouveau ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, a été révélée par Mediapart grâce aux informations transmises par l'observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique.

Cet observatoire est une association sans aucun lien avec l'État, qui a pour but de "soutenir et faciliter les actions visant à promouvoir la place des femmes dans la vie publique et lutter contre les violences sexistes et sexuelles". Créée en février 2022, l'association représente la continuité d'une tribune du Monde, #MeTooPolitique. 

Dans une interview à l'AFP, Mathilde Viot, co-fondatrice de l'association, explique que "dans une entreprise, on peut être mis à pied avec ou sans solde le temps de l'enquête. Ça devrait être la même chose en politique". En effet, l'association s'attache à dénoncer les ministres, élus et candidats à une élection, qui sont visés par une enquête ou ont été condamnés pour des faits sexistes. 

Une autre des co-fondatrices, Fiona Texeire, également conseillère à la mairie de Paris, a confié à Ouest-France avoir reçu des témoignages de femmes venues spontanément vers l'observatoire, en l'absence de "structure dédiée au recueil des paroles en politique". 

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Il a cependant été reprochées aux fondatrices d'être trop proche de la gauche. Alice Coffin est militante féministe, LGBT et élue EELV au Conseil de Paris. Madeline Da Silva est membre du collectif féministe #NousToutes et adjointe du maire socialiste des Lilas (Seine-Saint-Denis). Mathilde Viot est affiliée à LFI, Fiona Texeire au PS et Hélène Goutany est une journaliste féministe. L'observatoire a récemment publié un thread Twitter pour s'expliquer sur cette situation. Les fondatrices y expliquent : "Notre revendication principale, c’est que les femmes politiques puissent s’investir en politique sans subir de sexisme ou de violences sexuelles."

L'observatoire n'a toutefois pas réagis à l'affaire Taha Bouhafs, candidat LFI accusé d'agression sexuelle. Interrogée par Le Parisien, Mathilde Viot s'est justifié : "Lorsque Taha Bouhafs se retire, Mediapart n'a pas encore sorti son article révélant ces accusations. S'il était resté candidat, nous l'aurions dénoncé avec autant de force."

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