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Violences sexuelles : la direction de l'ENS Lyon accusée d'être dans le "déni"

VU DANS LA PRESSE - Les étudiants accusent la direction du prestigieux établissement de ne pas agir face aux dénonciations de violences sexuelles et sexistes.

Dans les couloirs de l'ENS Lyon.
Dans les couloirs de l'ENS Lyon.
Crédit : PHILIPPE MERLE / AFP
Marie Zafimehy
Journaliste

L'administration de l'ENS Lyon dans le "déni" ? Dans un communiqué publié le 25 février dernier, un collectif d'associations du prestigieux établissement d'enseignement supérieur dénonçait l'inaction de sa direction face aux dénonciations de violences sexistes et sexuelles en son sein. Un mois après, plusieurs médias ont récolté les témoignages d'étudiants qui font état du sexisme régnant dans les couloirs de l'ENS.

"On va chez moi et il m’a forcée à faire des choses sexuelles que je n’avais pas du tout envie de faire", témoigne une étudiante qui en accuse un autre de viol dans Libération. "On se donne le mot, on se met au courant les uns les autres sur les personnes dangereuses", indique un élu étudiant auprès de franceinfo. "On a beaucoup de cas de manipulations psychologiques", raconte une autre à Médiacités

Des témoignages qui s'inscrivent dans la lignée du mouvement #SciencesPorcs qui secoue les Instituts d'études politiques. Ceux-ci révèlent aussi le caractère systémique des violences sexistes et sexuelles dans le milieu étudiant et soulèvent l'inaction de la direction de l'école pour les traiter.

Une administration trop silencieuse ?

Comme le soulignent les trois articles, l'administration a été confrontée à une enquête chiffrée sur les violences sexuelles et sexistes au sein de l'établissement lors d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHST) organisé le 5 février dernier. Une réunion qui s'est déroulée dans la tension, à la suite d'un appel à la "modération" par le directeur de l'ENS Lyon Jean-François Pinton. "Il n’y a aucune modération à avoir lorsqu’il s’agit de violences sexuelles", dénonce aujourd'hui Camille Borne, déléguée du personnel CGT auprès de Libération.

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Depuis 2018, tous les établissements d'enseignement supérieur ont l'obligation de créer une cellule d'écoute à destination des victimes et témoins de violences sexuelles et sexistes. Pour autant, celle-ci n'a toujours pas été mise en place au sein de l'ENS, dénoncent les étudiants et personnels. Interrogé à ce sujet, Jean-François Pinton a répondu qu'elle était actuellement en cours de mise en place. 

En attendant ce sont les élus étudiants qui recueillent les témoignages de leurs camarades. "Ils prennent tout cela en pleine figure, sans formation, alors qu’ils n’ont qu’une vingtaine d’années", dénonce Camille Borne dans Médiacités. Un sentiment partagé par les deux personnes désignées comme référentes Égalité qui, en plus de recueillir la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles, doivent aussi s'occuper des problématiques liées au racisme, à l'antisémitisme ou encore au validisme.

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