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Primaire de la gauche : ce qu'il faut attendre du troisième débat

ÉCLAIRAGE - À quatre jours du premier tour, les sept candidats vont échanger dans un ultime débat qui pourrait être déterminant.

Les sept candidats de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017
Les sept candidats de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017 Crédit : PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
et AFP

Après un premier round d'observation puis un deuxième un poil plus accroché, les sept candidats de la primaire de la gauche ont l'occasion d'abattre leurs dernières cartes à l'occasion du troisième et ultime débat télévisé avant le premier tour. Diffusé à partir de 20h55, ce jeudi 19 janvier, ce nouveau rendez-vous est crucial pour attirer les Français à ce scrutin dont les organisateurs misent sur une participation entre 1,8 et 2,8 millions de votants. À l'instar de la primaire de la droite, il est encore difficile de savoir quel est l'électorat, très volatile, qui se rendra aux urnes dimanche 22 janvier.

Ce dernier débat va brasser large, en termes de thématiques abordées. Il sera notamment question de la santé, de l'assurance maladie, des services publics, de la fracture territoriale, du protectionnisme et du chiffrage des programmes politiques. Originalité de ce débat, chacun disposera d'une minute de "carte blanche" pour développer une proposition de son choix.

Tous contre Hamon ?

Parfois comparé à François Fillon, longtemps donné comme étant le troisième homme par les sondages, Benoît Hamon semble se trouver dans une dynamique favorable. Les dernières enquêtes d'opinion affichent en effet une hausse des intentions de vote en sa faveur, même s'il reste encore légèrement derrière Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Un sondage Ipsos pour Le Point, publié mercredi, illustre cette incertitude : avec 53% d'opinions favorables chez les sympathisants socialistes, Manuel Valls, étiqueté comme favori depuis son entrée en campagne début décembre, reste en tête mais est rattrapé par Benoît Hamon (+23) et Arnaud Montebourg (+18), à 51%.

Par conséquent, Manuel Valls et Arnaud Montebourg pourraient bien cibler leurs tirs croisés contre Benoît Hamon, dont la proposition de revenu universel s'est imposée dans toutes les discussions. Pour Arnaud Montebourg, l'idée serait d'aller convaincre l'électorat le plus à gauche et le plus susceptible d'aller voter pour l'ancien ministre de l'Éducation. Pour Manuel Valls, il s'agirait plutôt de renforcer son incarnation de la gauche social-démocrate et sa stature d'homme d'expérience. Benoît Hamon devra aussi veiller aux attaques de Vincent Peillon, qui ne partage pas sa volonté de basculer vers une VIe République et son non-respect de la règle européenne.

Valls en danger ?

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Malmené lors de son déplacement à Lamballe, Manuel Valls aura peut-être à cœur de montrer qu'il n'est nullement déstabilisé alors même que sa candidature doit défendre au moins une partie du bilan décrié du quinquennat. Ses meetings ne sont pas une franche réussite, malgré un ton très offensif, et les sondages le donnent toujours en difficulté en cas de deuxième tour face à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon. Ces deux derniers, en meeting mercredi soir à Paris, ont en quelque sorte cherché à réaliser une démonstration de force face à Manuel Valls sur la corde raide. 

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