4 min de lecture Primaire PS

Primaire de la gauche : Cambadélis recale Larrouturou, Nadot et Faudot

Le premier secrétaire du Parti socialiste a considéré que leur "désir de souscrire à la Belle Alliance populaire est un peu tardif".

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, le 8 décembre 2016.
Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, le 8 décembre 2016. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
Journaliste RTL

Depuis l'ouverture des dépôts de candidature à la primaire de la gauche le 1er décembre, le cap de la dizaine de candidats à la primaire de la Belle Alliance populaire, dont le but est de faire émerger le candidat de gauche le plus rassembleur à la présidentielle, a été atteint. La prolifération de candidatures ne plaît toutefois pas à tout le monde, et notamment à Jean-Christophe Cambadélis, qui multiplie sans succès aucun les appels du pied à l'attention de Jean-Luc Mélenchon et d'Emmanuel Macron.

Lors d'une conférence de presse prononcée ce jeudi 8 décembre, le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé que les candidatures de Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (Mouvement des progressistes, créé par Robert Hue) et Bastien Faudot (Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement) ont été rejetées par le Comité national d'organisation de la primaire, qui s'est réuni la veille. "On ne peut accepter Nouvelle Donne, le MRC ni le MDP (...) Leur désir de souscrire à la Belle Alliance populaire est un peu tardif", a-t-il commenté. Avant d'ajouter : "Tout le monde veut en être. Mais la primaire de la gauche ça n'est pas open bar".

Pour l'heure, ils sont trois à être officiellement candidats à ce scrutin, dont la tenue avait à l'époque suscité tant de débats dans les couloirs de Solférino : Arnaud Montebourg (PS), premier à avoir déposé ses parrainages à la Haute autorité le 1er décembre, François de Rugy (Parti écologiste) et Jean-Luc Bennahmias (Union des écologistes) sont en ordre de bataille. Benoît Hamon remplira sa mission le vendredi 9 décembre. L'ancien ministre de l'Éducation nationale pourrait être imité prochainement par Sylvia Pinel (PRG) et Vincent Peillon (PS). Cela devrait être également une histoire de jours pour Manuel Valls. Fort de son expérience au gouvernement ces quatre dernières années, il devrait en toute logique réunir les parrainages sans la moindre peine.

Marie-Noëlle Lienemann indécise, Gérard Filoche remonté

Marie-Noëlle Lienemann, qui annoncé sur RTL le 29 octobre avoir réuni  les parrainages suffisants pour candidater, hésite. Devant l'effritement de la gauche, la sénatrice socialiste pourrait préférer la jouer collectif pour battre Manuel Valls. "Il y a obligation pour les différents candidats de la gauche du PS - Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et moi-même - de se fédérer pour avoir une candidature unique au premier tour", expliquait-elle le 5 décembre à nos confrères du Point. Avant de préciser : "Une chose est certaine : je ne laisserai pas la dilution des candidatures se poursuivre."

À lire aussi
L'ancien Premier ministre, Manuel Valls élections
Manuel Valls : "Parfois, il m'est arrivé de confondre autorité et autoritarisme"

Gérard Filoche, lui, ne remet pas question une seconde sa participation à la primaire. Le Rouennais estime que l'on souhaite le faire taire, comme il l'explique à Normandie Actu. "J’ai l’impression qu’on veut m’éliminer de cette primaire et je ne vois pas pourquoi. Ma candidature n’est pas fantaisiste ou marginale et je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas défendre mes idées."

Christophe Borgel avait fixé à sept le nombre maximum de candidats à la primaire du Parti socialiste et de ses alliés les 22 et 29 janvier prochains. Le président du comité d'organisation n'avait sans doute pas compté sur le réveil de certaines ambitions personnelles après le renoncement de François Hollande. Car le départ de celui qui verrouillait le Parti socialiste, récemment en tant que potentiel candidat et onze années durant comme patron de Solférino (1997-2008), a donné des idées à ceux qui portaient une voix dissidente.

Les mêmes conditions de participation qu'en 2011

Pour participer à la primaire de la gauche, les candidats devront signer une "charte éthique qui fixe les règles de conduite durant la campagne et la déclaration d'engagement qui porte sur le rassemblement des candidats à l'issue du scrutin". 

Les prétendants à l'investiture de la Belle Alliance Populaire devront remplir exactement les mêmes conditions qu'en 2011, à savoir réunir soit "5% des membres titulaires du Conseil national (15), soit 5% des parlementaires socialistes (19), soit 5% des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins 4 régions et 10 départements (66), soit 5% des maires socialistes de villes de plus de 10.000 habitants représentant au moins 4 régions et 10 départements (10)". Par ailleurs, chaque candidat qualifié pour la primaire se verra remettre la somme de 50.000 euros des mains du Parti socialiste, c'est 20.000 de plus qu'en 2011.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Primaire PS Jean-Christophe Cambadélis François Hollande
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants